Au Japon

30 novembre 2018 10:23; Act: 30.11.2018 11:29 Print

La garde à vue de Ghosn prolongée de 10 jours

Le tribunal de Tokyo a approuvé vendredi, la prolongation de la garde à vue de Carlos Ghosn, jusqu'au 10 décembre, ont rapporté les grands médias japonais.

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Carlos Ghosn a été révoqué de Nissan et Mitsubishi Motors. (photo: AFP/Jiji Press)

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Carlos Ghosn reste en prison: le tribunal de Tokyo a approuvé vendredi la prolongation de la garde à vue du tout-puissant patron arrêté le 19 novembre à Tokyo dans le cadre d'une affaire de dissimulation de revenus au retentissement mondial. Un délai supplémentaire de dix jours a été décidé à la requête du parquet, ont rapporté les médias locaux, une procédure courante dans le système judiciaire japonais.

Nouveau rendez-vous le 10 décembre: d'ici à cette date, les procureurs doivent décider de le libérer sans charges ou de l'inculper. S'il est effectivement mis en examen, il pourrait être placé en détention provisoire ou bien relâché sous caution. À ce stade, celui qui est toujours dirigeant de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors est soupçonné d'avoir minimisé ses revenus chez Nissan d'un milliard de yens par an (7,7 millions d'euros) sur la période d'avril 2010 à mars 2015, dans des documents publics remis par la société aux autorités financières nipponnes.

«Je ne critique pas les règles des autres pays»

Or selon une source proche du dossier, l'enquête montre que cette situation a débuté dès 2009 et perdurait encore l'an dernier. Les investigations pourraient donc théoriquement être étendues à d'autres années, ou bien à d'autres motifs, Nissan reprochant à son ancien patron d'avoir commis des abus de biens sociaux, tels que l'usage de résidences de luxe aux frais de la compagnie. Dans ce cas, M. Ghosn, qui nie toute malversation, pourrait être de nouveau interpellé et le processus se répéter.

Face à certaines critiques à l'étranger, en particulier en France, sur la longueur et les conditions de détention, le parquet s'est défendu. «Chaque pays a sa propre histoire, sa propre tradition, ses propres systèmes judiciaires. Je ne critique pas les règles des autres pays juste parce qu'elles sont différentes, et je trouve cela malvenu de le faire», a déclaré Shin Kukimoto, procureur adjoint de Tokyo, à l'occasion d'une conférence de presse, jeudi

(L'essentiel/afp)