Environnement

30 août 2019 10:14; Act: 30.08.2019 10:49 Print

La Grande Barrière de corail en péril en Australie

L'impact du réchauffement climatique menace de plus en plus la Grande Barrière de corail australienne. Elle constitue le plus vaste ensemble corallien du monde.

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Inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco en 1981, la Grande barrière s'étend sur environ 2 300 kilomètres le long de la côte nord-est de l'Australie. (photo: Keystone)

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L'Australie a encore dégradé les perspectives pour la Grande Barrière de corail. Elle les considère désormais comme «très mauvaises» en raison de l'impact de plus en plus grave du réchauffement climatique sur cet écosystème unique. Dans son rapport quinquennal, l'Autorité du parc marin de la Grande Barrière de corail cite l'élévation de la température de l'océan comme la plus grave menace. «Les impacts graves des températures record à la surface de l'eau font que l'état de l'habitat du récif est passé de mauvais à très mauvais», précise cette agence gouvernementale.

«Le réchauffement climatique s'aggrave et est la menace la plus grave pour les perspectives à long terme de la région», écrit-elle. «Une action mondiale d'envergure pour répondre au réchauffement climatique est capitale pour ralentir la dégradation de l'écosystème et la valeur patrimoniale du récif et aider à son rétablissement». Inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco en 1981, la Grande Barrière s'étend sur environ 2 300 kilomètres le long de la côte nord-est de l'Australie. Elle constitue le plus vaste ensemble corallien du monde.

Deux épisodes de blanchissement sans précédent

L'agence précise que le site est confronté à des menaces «multiples, qui s'ajoutent et s'aggravent». Elle cite notamment les ruissellements agricoles et les ravages provoqués par l'acanthaster pourpre, une étoile de mer dévoreuse de coraux qui a proliféré en raison de la pollution.

L'autorité explique que cette dégradation des perspectives pour la Grande Barrière reflète la détérioration depuis 2014 de davantage de portions de l'ensemble qui a subi en 2016 et 2017 deux épisodes de blanchissement sans précédent de ses coraux, un phénomène dû au réchauffement climatique. «Nous sommes actuellement dans la fenêtre d'opportunité pour permettre une amélioration à long terme de la Grande Barrière», indique l'agence.

(L'essentiel/afp)