En Australie

02 décembre 2016 08:23; Act: 02.12.2016 08:28 Print

«La Grande barrière n'est pas en train de mourir»

Le gouvernement australien vient d'informer l'Unesco de ses efforts pour protéger le récif corallien classé au patrimoine de l'Humanité.

Sur ce sujet

La Grande barrière de corail n'est pas en train de mourir, a assuré vendredi le gouvernement australien qui vient d'informer l'Unesco de ses efforts pour protéger le site emblématique classé au patrimoine de l'Humanité. Le délicat écosystème, long de 2 300 kilomètres (le plus grand du monde), a évité de justesse en 2015 d'être placé par l'Unesco sur sa liste des sites en péril. L'Australie avait jusqu'au 1er décembre pour transmettre à l'Unesco son rapport sur un plan de sauvetage baptisé «Barrière 2050».

En raison du changement climatique, le site a subi cette année son épisode de blanchissement le plus sévère qui a provoqué une hécatombe de coraux d'ampleur inédite. Dans la partie nord de la barrière, les deux tiers des coraux sont morts, le centre et le sud s'en sortant avec des dégâts bien moindres. Le site est également menacé par les ruissellements agricoles et la prolifération des acanthasters, étoiles de mer dévoreuses de coraux.

Canberra explique dans son rapport que 32 mesures sur 151 ont été mises en œuvre. Cent trois autres sont en cours de réalisation, quatre ont été reportées tandis qu'il est encore trop tôt pour 12 autres. «Lorsque nous sommes arrivés au gouvernement, nous avons hérité d'un récif sous surveillance», a déclaré le ministre de l'Environnement Josh Frydenberg sur Sky News.

Les scientifiques sceptiques

«Nous avons fait tout notre possible depuis pour élaborer un programme, investir d'énormes ressources pour améliorer la qualité de l'eau, travailler avec les agriculteurs, lutter contre les couronnes d'épines (autre nom de l'acanthaster) et préserver cette merveille du monde naturelle» «La barrière n'est pas morte, elle n'est pas en train de mourir, elle est résistante, elle est en bonne santé et nous avons fait de grands pas en avant ces dernières années».

L'Australie s'est engagée à dépenser plus de deux milliards de dollars australiens (1,4 milliard d'euros) sur les dix prochaines années, mettant l'accent sur le combat contre les ruissellements agricoles qui favorisent le développement des couronnes d'épines. Le gouvernement a aussi souligné qu'il avait interdit le déversement en mer des déchets de dragage. Ce plan ne comporte toutefois aucun financement ou engagement pour lutter contre la principale menace, le changement climatique, Canberra disant s'atteler à cette question via l'accord de Paris sur le climat.

Les scientifiques disent que cela ne suffit pas. «Financer l'amélioration de la qualité de l'eau sans rien faire contre le changement climatique, c'est un peu comme réparer la fenêtre alors qu'il y a le feu à la maison», a réagi Tim Flannery, du Conseil sur le climat, un organisme indépendant. Le pays rejette environ 1,3% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, mais est un des plus gros émetteurs de la planète par habitant en raison de l'importance de son secteur minier et de sa dépendance à l'électricité produite grâce au charbon.

(L'essentiel/AFP)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • triste monde le 02.12.2016 09:07 Report dénoncer ce commentaire

    "pour lutter contre la principale menace, le changement climatique, Canberra disant s'atteler à cette question via l'accord de Paris sur le climat" cela signifie, adieu la barrière de corail... et adieu Nemo qui y vit...

Les derniers commentaires

  • triste monde le 02.12.2016 09:07 Report dénoncer ce commentaire

    "pour lutter contre la principale menace, le changement climatique, Canberra disant s'atteler à cette question via l'accord de Paris sur le climat" cela signifie, adieu la barrière de corail... et adieu Nemo qui y vit...

    • Racing Extinction le 14.03.2017 15:00 Report dénoncer ce commentaire

      Tout-à-fait! 2,5 degré et c'est l'extinction de masse comme la Terre n'en a jamais connu de toute son existence. Or c'est précisément cet écart que tolère l'accord de Paris sans même prendre en compte le degré déjà gagné depuis l'industrialisation, soit 3,5 degré au total, bref, nous avons signé avec le sourire pour une extinction de 90% des espèces vivantes d'ici la fin de siècle! Alors des inepties du style "la barrière n'est pas en train de mourrir" relève de la folie furieuse, de l'aveuglement à outrance, voire de mépris pour les gens qui se battent pour sauver cette richesse!