Aux États-Unis

28 mars 2019 22:44; Act: 29.03.2019 15:33 Print

La greffe du rein d'une séropositive a marché

Le rein d'une femme porteuse du VIH a été greffé avec succès à une autre personne séropositive. C'est une première mondiale, porteuse d'espoir pour combler la pénurie d'organes.

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Nina Martinez, la donneuse. (photo: AFP)

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Nina Martinez, 35 ans, a donné un rein à une personne non identifiée par les médecins de l'hôpital Johns Hopkins de Baltimore. L'opération a eu lieu lundi et l'annonce a été faite ce jeudi. «Je me sens bien», a expliqué la jeune femme tout sourire, en apparente bonne forme, lors d'une conférence de presse à l'hôpital. «Cela fait du bien d'avoir des bonnes nouvelles, car il y a beaucoup de problèmes insolubles avec le VIH».

Quant au receveur anonyme, il ou elle «se porte à merveille», selon Christine Durand, professeure à l’École de médecine de Johns Hopkins. Depuis une loi fédérale promulguée en 2013 par Barack Obama, les organes prélevés sur des personnes séropositives décédées pouvaient être greffées sur des receveurs séropositifs - qui pouvaient bien sûr aussi recevoir des organes de personnes séronégatives, comme n'importe quel autre patient sur la liste d'attente.

Pénurie de reins

Mais les personnes ayant le VIH, en bonne santé, ne pouvaient pas faire don de leurs reins pour un proche ou un anonyme. Les médecins craignaient qu'avec un seul rein, le VIH et les médicaments antirétroviraux n'affaiblissent trop le rein restant du donneur. Mais une grande étude conduite par les chercheurs les a convaincus que le risque était quasi nul. L'hôpital a reçu l'autorisation en 2016 de réaliser la première greffe de «vivant à vivant».

Comme ailleurs, les États-Unis souffrent d'une pénurie de reins, avec 100 000 personnes environ inscrites sur la liste d'attente, selon l'Organ Procurement and Transplantation Network. La médecin Christine Durand estime qu'environ 10 000 personnes séropositives sont en dialyse, au dernier stade de l'insuffisance rénale.

Ces personnes pourraient donc désormais recevoir des reins de personnes porteurs du VIH, ce qui bénéficiera à l'ensemble des gens sur la liste d'attente. Les conditions sont d'être en bonne santé, et d'avoir le virus sous contrôle, ont dit les médecins.

(L'essentiel/afp)

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