Aux États-Unis

12 novembre 2019 07:31; Act: 12.11.2019 09:57 Print

La justice tranche sur le sort de 700 000 migrants

La Cour suprême américaine étudie à partir de mardi, le cas des personnes ayant bénéficié d'un programme de protection, supprimé par Donald Trump.

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La question migratoire continue d'agiter les débats aux États-Unis, à un an de la présidentielle. (photo: AFP/Sandy Huffaker)

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Entrée clandestinement aux États-Unis dans son enfance, Angelica Villalobos a «vécu dans l'ombre» jusqu'à l'adoption en 2012 d'un programme qui l'a protégée de l'expulsion, comme près de 700 000 autres jeunes migrants dont le sort est en débat, mardi, à la Cour suprême. Le temple du droit américain consacre une audience à ces jeunes surnommés les «Dreamers» (rêveurs), à qui l'administration du président démocrate Barack Obama, avait délivré notamment des permis de travail.

Son successeur républicain Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l'immigration illégale l'un de ses chevaux de bataille, a décidé en 2017 de mettre un terme à ce programme, le jugeant «illégal». Saisis en urgence, des tribunaux ont suspendu sa décision pour des raisons de procédure, offrant un répit aux jeunes migrants. À force de recours, leur sort est désormais aux mains de la plus haute juridiction des États-Unis, dont la décision ne sera pas rendue avant 2020, en pleine campagne présidentielle. Si la Cour donne raison à Donald Trump, les «Dreamers» ne seront pas forcément expulsés, mais ils redeviendront sans-papiers, avec les complications que ce statut implique.

En attendant, «on est comme sur des montagnes russes», confie Angelica Villalobos, mère de cinq enfants américains. Comme eux, près de 700 000 jeunes migrants «ont passé les douze dernières années au minimum dans notre pays, font partie de nos communautés, de nos institutions», remarque Omar Jadwat, de l'association de défense des droits civiques ACLU. Donald Trump a essayé (en vain) d'obtenir des fonds pour construire un mur à la frontière, en échange de nouvelles protections pour ces jeunes.

(L'essentiel/afp)