Témoignages

15 mars 2019 09:44; Act: 15.03.2019 10:25 Print

«La mosquée était pleine de sang»

Au moins 49 personnes ont trouvé la mort dans l'attentat de deux mosquées en Nouvelle-Zélande. Témoignages.

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«Au moment de commencer les prières, nous avons entendu des coups de feu», rapporte Idris Khairuddin, un garçon de 14 ans, au quotidien The New Zealand Herald. «Nous avons d'abord pensé que le bruit provenait des travaux de chantier. Mais subitement, les gens ont commencé à crier et à partir en courant. J'ai, moi aussi, commencé à courir, toujours plus loin, par-dessus les murs et les grillages».

Idris s'en est sorti sans blessure. Son oncle a eu moins de chance. Le terroriste lui a tiré dans le dos. «J'espère que ce n'est pas trop grave», dit le garçon.

«Le sol était jonché de corps»

Au moment de l'attentat, Azam Ali se trouvait également dans la mosquée. «Nous avons d'abord entendu les coups de feu devant la mosquée, mais nous avons tout de même continué nos prières. Ensuite, l'assaillant a fait irruption à l'intérieur. Il a ouvert le feu et nous avons essayé de nous mettre à l'abri. Certaines personnes ont tenté de fuir avant d'être abattues. Quand nous avons quitté notre abri au bout de cinq minutes, le sol était jonché de corps».

Selon Mohammad Jama, 250 personnes se trouvaient dans la salle des prières au moment de l'attentat. «L'homme a simplement tiré dans la foule. J'ai escaladé un mur qui donnait vers l'extérieur et me suis caché derrière une maison à proximité. La mosquée était pleine de sang».

«Je me suis faite aussi petite que possible»

Jill Keats est passée devant la mosquée en voiture lorsque l'attentat a eu lieu. «J'ai d'abord pensé que quelqu'un s'amusait avec des pétards. Mais subitement, j'ai vu des gens s'effondrer. Une personne est tombée à terre à gauche de ma voiture, une autre à droite», dit-elle à l'émission «Newshub».

«J'ai garé la voiture et me suis faite aussi petite que possible. Au bout d'un certain temps, j'ai quitté la voiture. J'ai vu un homme à qui on avait tiré dans le dos et j'ai tenté de lui venir en aide. Avec un autre homme, on a essayé de stopper l'hémorragie en faisant un point de compression sur la plaie. L'épouse du blessé a appelé et je lui ai dit que son mari venait d'être blessé, mais qu'elle ne devait pas venir sur les lieux, mais se rendre à l'hôpital».

(L'essentiel)