Bolivie

14 novembre 2019 19:35; Act: 15.11.2019 11:18 Print

La nouvelle présidente tente de pacifier le pays

En fonction depuis mardi, la présidente par intérim, Jeanine Añez, a essayé jeudi matin de calmer les tensions en Bolivie.

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La nouvelle présidente a prêté serment. (photo: AFP/Jorge Bernal)

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La nouvelle présidente bolivienne par intérim, Jeanine Añez, tentait jeudi de pacifier le pays deux jours après son accession au pouvoir à la suite de la démission forcée d'Evo Morales et de son départ vers le Mexique.

«Nous venons pacifier le pays», a déclaré jeudi matin le ministre de la Défense Fernando Lopez Julio lors d'une cérémonie militaire, quelques heures après la nomination du gouvernement. «Avant tout, nous allons devoir avoir la foi en Dieu», a-t-il ajouté, mettant en évidence l'influence religieuse de la nouvelle équipe dirigeante.

C'est avec deux exemplaires de la Bible à la main et sous les «Gloire à Dieu!» que la sénatrice de droite, Jeanine Añez, 52 ans, a pris mardi ses fonctions à la tête du pays, à la faveur d'une vacance du pouvoir provoquée par les démissions successives de M. Morales et de ses successeurs constitutionnels.

Airs de normalité

Pour la deuxième journée consécutive, La Paz tentait de retrouver jeudi des airs de normalité. Les commerces ont rouvert leurs portes, les bus et les cabines de téléphérique fonctionnaient à nouveau. Les cours restaient toutefois suspendus et les abords de la place Murillo, où se trouve le siège du gouvernement, gardés par un imposant dispositif des forces de l'ordre, a constaté l'AFP.

Mercredi, au premier jour de fonction de Jeanine Añez, des affrontements ont éclaté dans l'après-midi entre des partisans d'Evo Morales et les forces de l'ordre à La Paz et ailleurs dans le pays.

Pro Evo Morales

Portant des Whiapalas, le drapeau andin indigène multicolore qu'Evo Morales a introduit comme symbole national en 2009, et scandant «maintenait, oui, une guerre civile!», quelque 3 000 personnes favorables à Evo Morales étaient arrivées dans le centre-ville en provenance de la ville voisine d'El Alto.

Les incidents se sont prolongés jusque tard dans la soirée, à quelques pâtés de maisons du siège du gouvernement. Une vingtaine de personnes ont été arrêtées, selon les médias locaux, qui diffusaient les images d'une nouvelle manifestation en préparation à El Alto.

Reconnaissance de Guaido

La première décision de politique étrangère de Jeanine Añez a été de reconnaître jeudi le dirigeant de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido en tant que président du Venezuela, faisant volte-face par rapport à l'alliance entre Evo Morales et le président socialiste Nicolas Maduro.

Juan Guaido a été reconnu en tant que président par intérim du Venezuela par une cinquantaine de pays, dont les États-Unis, qui jugent illégitime le pouvoir exercé par Nicolas Maduro.

(L'essentiel/afp)