Tuerie de Christchurch

20 juin 2019 07:36; Act: 20.06.2019 09:44 Print

La Nouvelle-​​Zélande rachète certaines armes

Le pays endeuillé par la tuerie de Christchurch a lancé jeudi son programme de rachat d'armes, dans le cadre de sa nouvelle législation sur les armes à feu.

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La Première ministre de Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, a annoncé un durcissement de la législation sur les armes après la tuerie de Christchurch. (photo: AFP/Marty Melville)

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La Nouvelle-Zélande a lancé jeudi un programme de rachat d'armements destiné à débarrasser le pays des armes semi-automatiques comme celles utilisées par l'auteur des attaques des mosquées de Christchurch qui avaient fait 51 morts. Dans les heures qui avaient suivi le massacre du 15 mars, la Première ministre Jacinda Ardern avait annoncé un durcissement de la législation sur les armes.

«Le programme de rachat et l’amnistie a un but, retirer les armes les plus dangereuses de la circulation à la suite de la perte de vies humaines dans les mosquées Al Nour et de Linwood», a déclaré le ministre de la Police, Stuart Nash. Le suprémaciste blanc accusé d'avoir perpétré ces assassinats, l'Australien Brenton Tarrant, se serait servi d'un total de cinq armes, y compris de deux fusils semi-automatiques de type militaire (MSSA).

Les détenteurs de permis de port d'armes auront six mois pour livrer celles qui sont désormais illégales. À l'expiration du délai, la détention d'armes à feu prohibées sera passible de cinq ans de prison. Les dédommagements seront fonction du modèle et de l'état de chaque arme, et le coût total du programme est estimé à 218 millions de dollars néo-zélandais (127 millions d'euros). Ce budget comprend 18 millions de dollars néo-zélandais affectés aux coûts administratifs de ce que M. Nash a décrit comme étant un «énorme exercice logistique». Il existe en Nouvelle-Zélande 14 300 fusils MMSA, d'après les estimations de la police. Un total de 1,2 million d'armes à feu sont en circulation, pour l'essentiel des engins toujours légaux.

(L'essentiel/afp)