Affaires d'espionnage

19 décembre 2013 08:14; Act: 19.12.2013 16:18 Print

La NSA doit revoir ses pratiques de surveillance

L'agence de renseignements doit aboutir à une refonte de ses programmes et mieux coopérer avec les autres pays, ont estimé des experts mandatés par Barack Obama.

Voir le diaporama en grand »

Sur ce sujet
Une faute?

La NSA, dont l'étendue et le contenu des programmes ont été révélés par l'ancien consultant Edward Snowden, ne doit pas conserver les métadonnées téléphoniques (date de l'appel, lieu, etc), telles que celles interceptées dans le cadre du programme Prism, suggèrent notamment les experts qui ont formulé au total 46 recommandations. Parmi celles-ci, un appel à mieux coopérer avec les «alliés proches» des États-Unis en matière d'espionnage. Les critères présidant à la surveillance de dirigeants étrangers devraient être resserrés, suggère par ailleurs le groupe de travail.

La révélation selon laquelle le téléphone portable de la chancelière Angela Merkel avait été écouté avait provoqué une tempête diplomatique. Outre l'Allemagne, ces révélations ont outré d'autres alliés et partenaires des États-Unis comme la France, l'Espagne, le Mexique et le Brésil. Sans se prononcer dans l'immédiat sur le fond de ces recommandations, M. Obama, qui a rencontré les experts, mercredi matin, à la Maison-Blanche, a «pris note du fait que le rapport du groupe représente une opinion consensuelle».

Ce dernier point «est particulièrement important étant donné l'autorité de ses membres en matière d'antiterrorisme, de renseignement, de supervision, de vie privée et de libertés publiques», a poursuivi le président selon un communiqué de l'exécutif. Ce rapport affirme notamment qu'«il est temps de prendre du recul» dans les opérations de la NSA. «Avec le bénéfice de l'expérience (...) nous concluons que certaines des autorités qui ont été créées ou développées dans la foulée du 11 septembre sacrifient indûment les intérêts fondamentaux de libertés individuelles, de vie privée et de gouvernance démocratique», écrivent ses auteurs.

(L'essentiel Online/AFP)