Tensions politiques

15 novembre 2019 07:44; Act: 15.11.2019 09:55 Print

La présidente bolivienne veut renouer le dialogue

Jeanine Añez, qui a pris le pouvoir par intérim en Bolivie, tente de ramener le calme dans le pays, profondément divisé. Mais elle exclut une nouvelle candidature d'Evo Morales.

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Jeanine Añez est entré au palais présidentiel bible en main. (photo: AFP/Jorge Bernal)

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La nouvelle présidente bolivienne par intérim, Jeanine Añez, a annoncé que son gouvernement avait renoué le dialogue jeudi avec le parti d'Evo Morales, le Mouvement vers le socialisme (MAS). Mme Añez tente de pacifier le pays secoué par quatre semaines de manifestations et violences post-électorales qui ont fait 10 morts et quelque 400 blessés. «Nous avons installé une plateforme de dialogue», a déclaré le porte-parole de la présidente à des médias.

Auparavant, la nouvelle présidente avait déclaré que l'ancien président «Evo Morales n'était pas habilité à un quatrième mandat» et ne pouvait donc pas se présenter aux prochaines élections, dont la date n'a pas encore été définie. Mais le parti de l'ancien président «a le droit de participer aux élections générales», a-t-elle insisté, lui recommandant de «chercher un candidat». Comme la veille, une manifestation en provenance de la ville voisine d'El Alto est arrivée en milieu d'après-midi au centre de La Paz. Ces milliers de manifestants portaient des Wiphalas, le drapeau andin indigène multicolore qu'Evo Morales a introduit comme symbole national en 2009.

Bibles en main

Le rassemblement s'est déroulé dans le calme. La veille, au premier jour de fonction de Mme Añez, des affrontements avaient éclaté dans l'après-midi entre des manifestants partisans d'Evo Morales et les forces de l'ordre à La Paz et ailleurs dans le pays. Une vingtaine de personnes avaient été arrêtées. Au sud de la capitale administrative, les barricades qui bloquaient la route depuis trois semaines pour protester contre l'ancien chef de l'État, ont été levées.

C'est avec deux exemplaires de la Bible à la main et sous les «Gloire à Dieu!» que la sénatrice de droite Jeanine Añez, 52 ans, a pris mardi ses fonctions à la tête du pays, à la faveur d'une vacance de pouvoir provoquée par les démissions successives de M. Morales et de ses successeurs constitutionnels. Depuis Mexico, où il est arrivé mardi pour y bénéficier de l'asile politique, Evo Morales s'est dit prêt à rentrer en Bolivie pour «apaiser la situation».

(L'essentiel/afp)

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