Affaire Skripal

04 avril 2018 15:19; Act: 04.04.2018 17:33 Print

La Russie expulse aussi un diplomate belge

Moscou a annoncé à la Belgique sa décision d'expulser un diplomate belge, en réponse à une action similaire de Bruxelles, après l'empoisonnement de l'ex-espion Sergueï Skripal.

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Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, «regrette cette réaction des Russes». (photo: AFP/Martial Trezzini)

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«Les autorités russes ont signifié à notre ambassade à Moscou qu'un diplomate avait été désigné persona non grata, en réponse à la décision prise la semaine dernière», a indiqué un porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères. C'est «une mesure de réciprocité comme pour les autres pays européens», a ajouté le porte-parole, après la décision prise le 27 mars par la Belgique de renvoyer un diplomate de la mission russe.

Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders «a pris connaissance de la décision des autorités russes» et «regrette cette réaction de la Russie», a précisé le ministère dans un communiqué. «Le diplomate belge concerné devra quitter la Russie dans les 14 jours. Les Affaires étrangères s'assureront que ce retour se déroule dans les meilleures conditions».

Expulsions en série

Selon l'agence de presse Belga, une demi-douzaine de diplomates sont en poste auprès de l'ambassade de Belgique à Moscou, outre le personnel affecté à des tâches consulaires, les représentants des entités fédérées, un officier de liaison de la police fédérale et un autre pour la douane. Moscou avait déjà ordonné fin mars l'expulsion de plus de 50 diplomates d'une vingtaine d'États et avait dans un premier temps réservé sa réponse pour la Belgique, qui comme la Hongrie, la Géorgie et le Monténégro avait décidé «au dernier moment» de rejoindre la série d'expulsions.

Le 14 mars, la Grande-Bretagne, qui tient Moscou pour responsable de l'empoisonnement de l'ex-espion et de sa fille sur son territoire, avait fait savoir qu'elle procéderait à l'expulsion de 23 diplomates russes. Elle a été suivie, à la fin du mois, par nombre d'autres pays occidentaux, l'Ukraine et l'OTAN. Au total, plus de 150 membres des représentations diplomatiques russes sont concernés. Moscou rejette les accusations de son implication et s'est défendue d'être responsable de la «guerre diplomatique» engendrée par cette affaire.

(L'essentiel/afp)