À New York

06 décembre 2019 07:16; Act: 06.12.2019 09:51 Print

La secrète «île aux Morts» va enfin ouvrir ses portes

Vaste cimetière accueillant anonymes et réprouvés, Hart Island a longtemps été inaccessible.

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Depuis 2015, les jours de visite sont limités à deux par mois. (photo: AFP)

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Elle aura servi de camp de prisonniers pendant la guerre de Sécession, d'asile psychiatrique, de sanatorium pour tuberculeux, de prison pour adolescents... Hart Island est l'une des îles les plus méconnues de New York.

Peut-être plus pour longtemps, sa gestion venant d'être confiée à la direction des parcs de la mégapole, une décision prise par le maire, Bill de Blasio. Conséquence: cette mystérieuse île de 50 hectares située à l'est du Bronx, devrait bientôt s'ouvrir au public après avoir été presque inaccessible pendant des lustres.

«L'île aux Morts»

Depuis 1869, Hart Island sert de tombe à près d'un million de New-Yorkais, ce qui lui vaut le surnom d'«île aux Morts». Dans ses fosses communes reposent notamment des générations de pauvres et d'indigents, dont des centaines de milliers d'enfants. Plus récemment, de nombreux malades du sida, morts au début de l'épidémie dans les années 1980, et souvent rejetés par leurs proches ou refusés par d'autres cimetières, y reposent également.

L'île était jusqu'ici gérée par la direction des prisons new-yorkaises, qui n'autorisait les visites qu'au compte-gouttes depuis 2007. À défaut de pouvoir s'y recueillir, les proches des personnes inhumées ne pouvaient observer les tombes que de loin.

En 2015, une plainte en justice avait débloqué un peu la situation, obligeant les autorités à aménager deux jours de visite par mois. «Je ne veux pas qu'on me dise à quels moments j'ai le droit de me rendre sur la tombe de mon enfant, je veux y aller quand je veux», explique une femme de 65 ans qui a perdu sa fille en 1978. Quelque 1 200 personnes sont encore enterrées à Hart Island chaque année.

(L'essentiel/lvb/afp)

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