Élections européennes

07 avril 2019 10:40; Act: 07.04.2019 15:47 Print

La traque aux «fake news» sur la Toile est lancée

Près de vingt médias viennent de fonder une plateforme commune de lutte contre les fausses informations véhiculées par la Toile.

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Depuis fin 2016, les interactions liées à de fausses nouvelles ont «chuté sur Facebook, tandis qu'elles continuaient d'augmenter sur Twitter». (photo: Pixabay)

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Les élections européennes vont être un défi majeur pour les journalistes qui traquent les «fake news», poussant des médias à unir leurs forces pour mener ce combat dont l'efficacité continue à faire débat.

Dix-neufs médias membres de l'International Fact-Checking Network (IFCN) ou Réseau international de fact-checking, dont l'AFP, viennent de lancer FactCheckEU, un projet collaboratif pour lutter contre la désinformation et les fausses nouvelles (également appelées «fake news» ou infox), dans le cadre des élections européennes.

Plateforme commune

Concrètement, les membres qui incluent le quotidien français Libération, le site grec Ellinika Hoaxes, le média italien La Voce, les Danois de TjekDet, ou encore le média hongrois Faktograf, pourront étudier en commun les informations douteuses, et s'entraider, notamment pour traduire les contenus dans des langues qu'ils ne maîtrisent pas. Leur travail est regroupé sur une plateforme commune, (www.factcheckeu.info) et certains sont traduits en anglais, pour les diffuser auprès d'un public plus large.

Ce projet vise notamment à répondre au problème créé par la circulation de nombreuses «fake news» par-delà les frontières. «Une fausse information peut très bien voyager d'un pays à un autre en Europe, et la diversité des langues rend le combat contre cette désinformation plus difficile», explique à l'AFP Jules Darmanin, coordinateur de FactCheckEU.

«Manque d'information»

Il cite notamment l'exemple d'une vidéo montrant des adolescents grimpant sur un sapin de Noël, et qui les présente comme des migrants musulmans «offensés» par ce symbole. Une vidéo identifiée depuis longtemps comme trompeuse (elle a été tournée en Egypte) mais qui sert de support à des fausses nouvelles depuis des années, tantôt en Roumanie, en Suède, en France ou en Espagne.

En outre, ce projet directement inspiré du service Checknews de «Libération» permettra aux internautes, sur le même modèle, de poser des questions aux équipes de FactCheckEU.

Nouveau test

«Au-delà de la lutte contre la désinformation, cela permettra aussi de combler un manque d'information, sur le fonctionnement de l'Union européenne ou sur ce qu'il se passe dans un autre pays européen», souligne Jules Darmanin.

Autre initiative, Google (dont le fonds pour l'innovation dans les médias finance en partie FactCheckEU, avec l'IFCN, Google et la fondation Open Society du philanthrope George Soros) a organisé ces dernières semaines des formations au fact-checking, à Bruxelles, Milan, Francfort...

Une étude publiée en octobre par des chercheurs des universités de New York et Stanford a calculé que depuis fin 2016, les interactions (partages, «likes»...) liées à des fausses nouvelles ont «chuté fortement sur Facebook, tandis qu'elles continuaient d'augmenter sur Twitter».

Supprimer ou pas?

Mais, comme l'a encore montré l'actualité ces derniers mois en France, malgré ses efforts pour contrer le phénomène, Facebook continue régulièrement à servir de canal à la diffusion massive d'infox. Selon l'ONG Avaaz, les principales fausses nouvelles liées aux «gilets jaunes» ont généré plus de 105 millions de vues en 4 mois.

Le réseau social assure qu'il parvient à réduire drastiquement la visibilité des contenus faux ou trompeurs. Mais il reste opposé à leur suppression systématique, comme l'a rappelé récemment à des journalistes Tessa Lyons, une des responsables du réseau.

Facebook cherche maintenir un équilibre «entre la liberté d'expression et la nécessité d'avoir des informations fiables» d'après la responsable, et s'en tient à «réduire la diffusion des fausses informations, et à donner des informations à ceux qui les regardent», notamment en leur fournissant des liens vers les articles de fact-checking.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • ITA le 07.04.2019 10:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    qui décide ce qui est fake ? les controleurs de régime ? ouvrez les yeux avant qu’il soit trop tard !!!

  • La Mouche le 07.04.2019 14:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bonne initiative, mais une plate-forme ça se pirate... Des fakes news peuvent remplacer des vrais news... Il va leur falloir un sacré service de sécurité.

  • Henry le 08.04.2019 20:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il faut s'intéresser a l'IP des sources. Et si l'IP est anonymisé ou VPN'isé alors c'est un fake news

Les derniers commentaires

  • Henry le 08.04.2019 20:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il faut s'intéresser a l'IP des sources. Et si l'IP est anonymisé ou VPN'isé alors c'est un fake news

  • @ITA le 07.04.2019 17:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On ne décide pas si quelque-chose est 'fake'. Fake est le contraire de la vérité et la vérité ne se discute pas. La vérité 'est'!

  • Le Russe le 07.04.2019 14:54 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C'est important pour éviter les influences étrangères sur les élections alors Facebook a raison d'agir dès aujourd'hui.

  • La Mouche le 07.04.2019 14:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bonne initiative, mais une plate-forme ça se pirate... Des fakes news peuvent remplacer des vrais news... Il va leur falloir un sacré service de sécurité.

  • ITA le 07.04.2019 10:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    qui décide ce qui est fake ? les controleurs de régime ? ouvrez les yeux avant qu’il soit trop tard !!!