Haut-Karabakh

18 octobre 2020 11:32; Act: 18.10.2020 11:38 Print

La trêve entrée en vigueur aurait déjà été violée

Une semaine après une première trêve conclue mais jamais respectée, l'Arménie et l'Azerbaïdjan s’accusent d’avoir à nouveau rompu leur accord.

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Un soldat azéri marche dans la ville de Jabrayil le 16 octobre dernier. La trêve entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie n’est pas respectée. (photo: AFP)

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L’Azerbaïdjan et l’Arménie se sont accusés, dimanche, d’avoir violé une nouvelle «trêve humanitaire» entrée en vigueur à minuit heure locale dans le Nagorny Karabakh, une semaine après un premier cessez-le-feu conclu mais jamais respecté. Dans un communiqué, le ministère de la Défense azerbaïdjanais a affirmé que les forces arméniennes avaient rompu de «manière flagrante le nouvel accord», dénonçant des tirs d’artillerie ennemis et des attaques matinales le long du front.

Plus tôt dans la nuit, la porte-parole du ministère arménien de la Défense, Shushan Stepanyan, avait elle rapporté des tirs d’artillerie et de roquettes azerbaïdjanais, au nord et au sud du front, durant les trois heures suivant le début de la trêve. Dans un communiqué, l’armée du Karabakh a également fait état d’une attaque ennemie le matin dans le sud, faisant part «de pertes et blessés des deux côtés». «Mais les infrastructures civiles et les habitations n’ont pas été visées par des tirs», ont précisé les services de secours du Karabakh.

«Nous ne pouvons pas les croire»

Samedi soir, les ministères arménien et azerbaïdjanais des Affaires étrangères avaient annoncé, dans deux déclarations identiques, un accord pour «une trêve humanitaire à partir du 18 octobre minuit heure locale». À Stepanakert, la capitale séparatiste, la nuit a été très calme, selon un correspondant de l’AFP sur place. Dans la matinée, tout y était silencieux, alors que la plupart des habitants ont fui les bombardements depuis la reprise des combats le 27 septembre.

«Notre pays veut respecter la trêve mais les autres (Azerbaïdjanais) ne la respecteront pas. Nous ne pouvons pas les croire, même s’il y a un accord, ils peuvent facilement ne pas le respecter», soutient Sveta Petrosian, 65 ans, interrogée dans les rues désertes. Ses deux fils sont au front.

(L'essentiel/afp)