Scrutin présidentiel

15 septembre 2019 10:13; Act: 15.09.2019 10:21 Print

La Tunisie doit trancher des mois d'incertitude

Les électeurs tunisiens sont appelés aux urnes ce dimanche, pour un scrutin présidentiel. Au total, 26 candidats se présentent et l'incertitude règne.

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La Tunisie organise sa deuxième présidentielle depuis la révolution de 2011. (photo: AFP/Fethi Belaid)

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Rarement l'issue d'une élection aura été aussi incertaine en Tunisie, pays pionnier du Printemps arabe: sept millions d'électeurs ont commencé à voter, dimanche, pour choisir leur président parmi une myriade de candidats. Leur choix doit se faire parmi les 26 candidats en lice. Parmi les prétendants, Youssef Chahed, un Premier ministre au bilan contesté; Nabil Karoui, un magnat des médias poursuivi pour blanchiment d'argent et incarcéré; ou encore Abdelfattah Mourou, le premier candidat du parti d'inspiration islamiste Ennahdha.

À quelques heures du silence électoral imposé samedi, deux candidats de second plan ont annoncé leur désistement en faveur du ministre de la Défense Abdelkarim Zbidi. Ce technocrate a été précipité sur le devant de la scène par le président Béji Caïd Essebsi, peu avant la mort de ce dernier en juillet. Les paris sont restés totalement ouverts jusqu'à la dernière minute, alimentés par des sondages circulant sous le manteau car leur publication est interdite depuis juillet, et par une grande indécision des électeurs face à une offre difficilement lisible.

À couteaux tirés

Après un clivage pour ou contre la révolution lors de la première élection libre en 2011, puis pour ou contre les islamistes lors de la présidentielle de 2014, certains candidats ont tenté de se présenter comme antisystème. Une façon de se distinguer d'une élite politique discréditée par des luttes de pouvoir qui ont favorisé l'émergence de figures indépendantes comme l'universitaire conservateur Kaïs Saïed. Les Tunisiens sont avant tout préoccupés par la crise sociale dans un pays sous perfusion du Fonds monétaire international (FMI), où le chômage ronge les rêves de nombreux jeunes et l'inflation pèse sur des revenus déjà faibles.

M. Chahed est handicapé par le bilan controversé de ses trois années au pouvoir. Face à lui, Nabil Karoui a gagné en popularité ces dernières années en organisant des distributions de nourriture et d'électroménager médiatisées par sa chaîne de télévision, Nessma. Ses détracteurs voient en lui un homme sans scrupules s'inspirant de l'ancien Premier ministre italien Silvio Berlusconi. Sous le coup d'une enquête pour blanchiment et évasion fiscale depuis 2017, il a été arrêté dix jours avant le début de la campagne. Les différents camps sont à couteaux tirés, ce qui accentue les risques de déraillement du processus électoral, a averti Michael Ayari, analyste au centre de réflexion International Crisis Group (ICG).

(L'essentiel/afp)

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