Coutume critiquée

27 septembre 2021 11:42; Act: 27.09.2021 12:17 Print

La viande de chien bientôt interdite en Corée du Sud?

Le président sud-coréen Moon Jae-in a ouvert la porte, lundi, à une interdiction de la viande de chien dans le pays, une coutume devenue sujet d'embarras sur la scène internationale.

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Les jeunes Coréens se sont déjà largement éloignés de la coutume de manger du chien. (photo: AFP/Jung Yeon-je)

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La viande de chien a longtemps été un aliment prisé de la cuisine sud-coréenne, les estimations montant jusqu'à un million de bêtes mangées chaque année. Sa consommation a toutefois décliné au fur à mesure que les Sud-Coréens ont davantage considéré ces canidés comme des compagnons de l'homme plutôt que des aliments. La pratique est devenue tabou parmi les jeunes générations et la pression des militants de la cause animale s'est accrue.

«Le moment n'est-il pas venu de considérer, avec prudence, l'interdiction de la consommation de viande de chien?», a dit M. Moon au Premier ministre Kim Boo-kyum lors de leur rencontre hebdomadaire, selon un porte-parole de la présidence. Cette préconisation a été formulé lors d'une présentation du plan pour améliorer le système de soin des animaux abandonnés, a précisé le porte-parole.

La consommation de viande de chats et de chiens pas interdite

Le secteur des animaux domestiques est en pleine croissance en Corée du Sud, de plus en plus de foyers vivant avec un chien à la maison, à commencer par le chef de l'État. M. Moon n'a jamais caché son amour des chiens et en possède plusieurs dans sa résidence présidentielle, dont un qu'il a adopté après sa prise de fonction.

L'adoption de Tory était une de ses promesses de campagne et celui-ci est devenu le premier chien arraché à un destin alimentaire à entrer à la Maison bleue, le palais présidentiel. La loi de protection des animaux en Corée du Sud vise principalement à interdire l'abattage cruel des chiens et des chats mais elle n'interdit pas leur consommation. Les autorités ont toutefois invoqué ce texte et d'autres règlements d'hygiène pour réprimer des fermes de chiens et des restaurants en amont d'événements internationaux comme les Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018.

(L'essentiel/afp)