Crise au Liban

19 janvier 2020 13:06; Act: 20.01.2020 13:59 Print

La violence est montée d'un cran à Beyrouth

Lors de nouvelles manifestations samedi dans la capitale libanaise, près de 400 personnes ont été blessées. De nouveaux rassemblements sont prévus dimanche.

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Près de 400 personnes ont été blessées au Liban, dans les heurts de samedi soir, entre manifestants et forces de l'ordre à Beyrouth, dans la journée la plus violente depuis le début du mouvement de contestation, selon un nouveau bilan des secouristes. Les contestataires ont lancé sur les réseaux sociaux de nouveaux appels à manifester dimanche près du Parlement, où les heurts ont débuté la veille, dans le centre de la capitale. Une trentaine de personnes ont été interpellées lors de ces échauffourées, mais le parquet a ordonné leur libération, a annoncé dimanche, l'agence officielle ANI.

Au moins 377 personnes ont été soignées sur place ou transportées vers des hôpitaux, lors des heurts qui ont secoué les abords du Parlement et de la place des Martyrs, épicentre de la contestation à Beyrouth, selon les bilans de la Croix-Rouge libanaise et de la défense civile. Samedi soir, les violences ont commencé devant l'une des principales artères menant au Parlement, au cœur de Beyrouth, lorsque des contestataires s'en sont pris aux membres de la police antiémeute, stationnés derrière des barricades et des barbelés. Les manifestants, certains au visage masqué, leur ont lancé des pierres, des poteaux de signalisation et des branches d'arbres. Quelques-uns ont tenté de franchir les barbelés.

Les forces de l'ordre ont utilisé des canons à eau et tiré au gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Sur les réseaux sociaux, les utilisateurs ont partagé une vidéo montrant des membres des forces de l'ordre dans une caserne de police frapper violemment des personnes présentées comme des manifestants à leur descente d'un fourgon. Déclenché le 17 octobre, le mouvement de contestation dénonce pêle-mêle l'intégralité d'une classe politique accusée de corruption et d'incompétence, mais aussi des services publics en déliquescence et des conditions de vie extrêmement difficiles sur fond de crise économique et financière.

(L'essentiel/afp)

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