Au Mozambique

19 mars 2019 07:11; Act: 20.03.2019 15:25 Print

Le cyclone aurait fait plus d'un millier de morts

Le bilan du cyclone qui a frappé le Mozambique devrait s'alourdir dans les prochains jours, selon le président du pays, qui évoque un «désastre humanitaire».

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Le cyclone qui a balayé en fin de semaine dernière le Mozambique et le Zimbabwe, emportant routes, ponts, hôpitaux et écoles, a fait au moins 182 morts dans les deux pays, mais le bilan final au Mozambique pourrait dépasser le millier de morts, a prévenu le président Filipe Nuysi. «Pour le moment, nous avons officiellement 84 morts au Mozambique. Mais quand on a survolé la zone tôt ce matin pour comprendre ce qui se passe, tout laisse à penser que le bilan pourrait dépasser les 1 000 morts», a déclaré M. Nyusi dans une intervention télévisée lundi à Maputo.

«Plus de 100 000 personnes ont besoin d'aide alimentaire, a-t-il ajouté. Les eaux des rivières Pungue et Buzi ont débordé et fait disparaître des villages entiers, isolant des communautés. Il y a des corps qui flottent. C'est un véritable désastre humanitaire». Des rescapés ont trouvé refuge dans des arbres en attendant les secours. Des images aériennes transmises par l'organisation Mission Aviation Fellowship montrent aussi des dizaines de personnes bloquées sur les toits de bâtiments.

Une ville rayée de la carte

Le cyclone Idai et ses vents d'une extrême violence associés à des pluies torrentielles se sont abattus sur le centre du Mozambique jeudi soir, avant de poursuivre leur course au Zimbabwe voisin, où le dernier bilan s'élevait à 98 morts et au moins 217 disparus, selon le ministère de l'Information. Au Mozambique, l'étendue des dégâts à Beira, la deuxième ville du pays avec un demi-million d'habitants, est «énorme et terrifiante», a prévenu la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

Au total, 90% de Beira et de ses alentours ont été endommagés ou détruits. Lundi, les rues de la ville étaient jonchées d'arbres déracinés, d'éclats de verre et de tôles emportées. «Les tôles en s'envolant ont décapité des gens, d'autres ont été blessés. Il n'y a pas de secours ici. On est mal», a déclaré une rescapée, Rajina, qui a trouvé refuge dans une échoppe abandonnée.

(L'essentiel/afp)