Brésil
16 décembre 2018 16:51; Act: 16.12.2018 16:54 Print
Le fils de Bolsonaro veut rétablir la peine de mort
Le député Eduardo Bolsonaro, fils du président élu d'extrême droite Jair Bolsonaro, a déclaré être en faveur d'un référendum sur le rétablissement de la peine capitale.

Le président élu Jair Bolsonaro à droite écoute son fils à gauche, Eduardo Bolsonaro qui déclare ce 16 décembre être favorable au rétablissement de la peine capitale.
«Pour certains types de crime (...), comme les meurtres prémédités, il faut une punition à la hauteur. Si la personne a conscience de ce qu'elle fait, je crois que ce serait une mesure bien propice à être soumise à un référendum», a affirmé dans un entretien publié dimanche dans le quotidien O Globo le député de 34 ans, réélu avec un nombre de suffrages record lors des élections législatives d'octobre.
Diaporama Jair Bolsonaro, de l'extrême droite, est élu président du BrésilEduardo Bolsonaro s'est également dit favorable à la peine de mort pour les trafiquants de drogue, comme c'est le cas en Indonésie, pays où il s'est rendu en 2017 et où il avait visité une prison près de Jakarta.
Le parlementaire avait même demandé - en vain - à visiter le complexe pénitentiaire de l'île de Nusakambangan, où deux Brésiliens avaient été exécutés pour trafic de drogue en 2015.
«Cette politique fonctionne là-bas (en Indonésie). Quand on se promène dans la rue, on ne voit personne fumer du cannabis ou faire usage d'une quelconque drogue», a-t-il expliqué.
«Les trafiquants, les hommes politiques qui détournent les fonds publics destinés à la santé... Il y a plein de crimes qui impliquent la vie d'autrui et pour lesquels on pourrait étudier l'application de cette mesure» (la peine de mort), a-t-il ajouté.
Au Brésil, l'abolition de la peine de mort est une clause de la constitution de 1988, rédigée dans un contexte de retour à la démocratie après les années de dictature militaire (1964-1985).
Dernière exécution en 1876
Mais Eduardo Bolsonaro rappelle qu'il existe une exception, pour les déserteurs en temps de guerre. «Pourquoi ne pas envisager d'autres exceptions pour certains crimes?», s'est-il demandé dans l'entretien, expliquant qu'un référendum pourrait permettre de rouvrir le débat à ce sujet.
La dernière exécution civile au Brésil a eu lieu en 1876, quand un esclave a été pendu pour avoir tué deux notables.
Jair Bolsonaro, 63 ans, a cinq enfants, quatre fils et une fille. Ses trois premiers fils sont aussi hommes politiques.
(L'essentiel/afp)

Consultez nos annonces immobilières sur le site de L'essentiel











