Lac Victoria

09 février 2019 15:47; Act: 09.02.2019 15:51 Print

Le fléau vert qui ronge le cœur bleu de l'Afrique

Un épais tapis vert empêche les pêcheurs de faire leur travail sur le lac Victoria. La faute aux jacinthes d'eau, une plante aquatique envahissante venue d'Amérique du Sud.

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Les filets ont été placés dans les bateaux en bois et les pêcheurs, prêts à voguer sur le lac Victoria, rongent leur frein en échangeant quelques plaisanteries. Mais les rires sont nerveux alors que le soleil couchant irise les rives du plus grand lac d'Afrique. Pour la énième fois en cette saison, un épais tapis vert de jacinthes d'eau se déplaçant au gré du vent et des courants recouvre entièrement la baie de Kisumu, dans l'ouest du Kenya.

Les petits échassiers sont ravis, prenant appui sur cette végétation pour scruter la surface de l'eau, à peine visible, à la recherche de nourriture. Mais les pêcheurs bloqués à terre sont dépités. «Si nous allons pêcher maintenant, nous serons bloqués dans les jacinthes», peste Maurice Omondi, président de l'Association des pêcheurs de Kichinjio, une des plages de Kisumu. «On doit simplement attendre que le vent tourne et emmène avec lui les jacinthes». «Par le passé, on a déjà essayé de se frayer un passage à travers les jacinthes, mais c'est très très dur et le risque est trop grand. Une fois, il a fallu aller chercher en hélicoptère des pêcheurs bloqués dans les jacinthes», raconte-t-il.

«Impossible à éradiquer»

Cette plante aquatique originaire d'Amérique du Sud mais qui s'est propagée accidentellement dans de nombreuses zones tropicales à travers le monde est un fléau. Elle est arrivée au début des années 90 dans le lac Victoria, via la rivière Kagera à l'ouest, dans des circonstances peu claires, et complique depuis sérieusement les déplacements de nombreux bateaux de pêche et autres embarcations sur ce lac que se partagent la Tanzanie, l'Ouganda et le Kenya.

«Parfois, on part pêcher et on ne peut pas rentrer car les jacinthes bloquent l'accès à la plage. A d'autres moments, les jacinthes emmènent nos filets», se plaint Thomas Ouma, un grand gaillard de 40 ans portant un maillot de football noir et blanc. Du côté kényan du lac, cette plante se reproduisant très rapidement recouvre quelque 17 000 hectares, une superficie qui a varié au gré des tentatives de lutte contre cet envahisseur (introduction d'insectes mangeurs, machine récoltant les plantes, récoltes manuelles, etc). Jusqu'à 5% de la surface du lac Victoria côté kényan peut ainsi être recouverte. «Le problème, c'est qu'il est impossible d'éradiquer la jacinthe d'eau, on peut juste essayer de la contrôler», souligne Christopher Aura, de l'Institut de recherche kényan sur la pêche. vais rentrer dans mes frais.»

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Tonton Beber le 09.02.2019 17:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bien sûr on va encore prétendre qu'en fait c'est à cause du changement climatique mais dans mon pays l'URSS/Russie on n'y croit plus depuis longtemps

  • zanbeze le 10.02.2019 23:25 Report dénoncer ce commentaire

    il suffira pour ces pêcheur de transformer ces fléaux en composte, donc en revenue économique. il disparaitra comme il est venu s'il acquière une valeur économique. Après, tout, il est du devoir de ces pêcheur de prendre soin de l'outil de travail. ils ne vont pas attendre le monde le faire à leur place !

Les derniers commentaires

  • zanbeze le 10.02.2019 23:25 Report dénoncer ce commentaire

    il suffira pour ces pêcheur de transformer ces fléaux en composte, donc en revenue économique. il disparaitra comme il est venu s'il acquière une valeur économique. Après, tout, il est du devoir de ces pêcheur de prendre soin de l'outil de travail. ils ne vont pas attendre le monde le faire à leur place !

  • Tonton Beber le 09.02.2019 17:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bien sûr on va encore prétendre qu'en fait c'est à cause du changement climatique mais dans mon pays l'URSS/Russie on n'y croit plus depuis longtemps