Menace nord-coréenne

19 septembre 2017 10:33; Act: 19.09.2017 12:20 Print

Le Japon renforce ses systèmes antimissiles

Le Japon déploie ce mardi un système supplémentaire de défense antimissiles sur son île septentrionale d'Hokkaido, quelques jours après le survol de la région par un missile de la Corée du Nord.

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Le système PAC-3 permet d'intercepter les missiles en vol et de les détruire. (photo: AFP/Eugene Hoshiko)

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«Nous installerons un système PAC-3 vers la mi-journée» sur une base des Forces d'autodéfense terrestres (nom de l'armée de terre nippone) dans la pointe sud de Hokkaido, a indiqué Kensaku Mizuseki, un porte-parole du ministère de la Défense.

Selon les autorités locales, le gouvernement a déjà déployé un système de défense antimissiles Patriot Advanced Capability-3 (PAC-3) dans une autre partie de Hokkaido. M. Mizuseki a cependant refusé de préciser où étaient placés au Japon les autres systèmes PAC-3, pour des raisons de confidentialité.

«Recrudescence de moyens de défense»

Cette recrudescence de moyens de défense découle de l'activité redoublée de la Corée du Nord. En moins d'un mois, Pyongyang a effectué un sixième test nucléaire et tiré deux missiles au-dessus du territoire japonais.

«Le but final est d'établir l'équilibre des forces avec les États-Unis et de faire en sorte que les dirigeants américains n'osent même plus envisager une option militaire contre la République populaire démocratique de Corée», a indiqué samedi le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, cité par l'agence locale KCNA.

Tolérance zéro

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a de son côté déclaré que son pays «ne tolérerait jamais les provocations de la Corée du Nord» et a exhorté la communauté internationale à faire davantage pression sur Pyongyang.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a déjà condamné vendredi le tir de missile «hautement provocateur» effectué le même jour au-dessus du Japon par le régime nord-coréen, en réponse aux récentes sanctions de l'ONU. «Ces actions sont une menace pour la région mais aussi pour tous les États membres de l'ONU», a dénoncé le Conseil.

(L'essentiel/afp)