Enjeu environnemental

30 décembre 2018 17:05; Act: 31.12.2018 08:38 Print

Le lac perdu d'Iran est en train de reprendre vie

C'est l'un des grands désastres écologiques actuels, causé par l'homme et le changement climatique. Mais l'assèchement du lac d'Ourmia, en Iran, semble enrayé.

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«L'une de mes promesses était de faire renaître le lac d'Ourmia et cette promesse est toujours valable», a déclaré le président iranien, Hassan Rohani, lors d'une visite dans la région. Situé dans les montagnes du nord-ouest iranien, ce lac clos, alimenté par treize rivières, est une zone humide d'importance internationale aux termes de la convention dite de Ramsar, signée en 1971 sous l'égide de l'ONU. La région est connue pour être une réserve de biosphère de premier ordre, prisée des oiseaux migrateurs.

Mais la pièce d'eau, naguère présentée comme le plus grand lac du Moyen-Orient et l'un des plus grands lacs hypersalés au monde, est aussi située entre deux des dix plus grandes villes d'Iran (Tabriz et Ourmia), et plus de six millions de personnes vivent de l'agriculture autour de ses berges. À partir de 1995, le lac s'est réduit comme peau de chagrin. En août 2011, sa surface était de 2 366 km² et en 2013, elle ne mesurait plus que 700 km², selon le Programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE).

Barrages

«Des signes récents indiquent que le lac est en train de récupérer du terrain. Sa surface couvre maintenant 2 300 km²», écrivait le PNUE en novembre 2017. Mais selon les derniers chiffres du ministère de l'Environnement iranien, l'eau du lac couvrait une surface de 1 844 km² début décembre. La surface est soumise à des variations saisonnières importantes liées aux précipitations et à l'évaporation de l'eau, ce qui peut expliquer la différence entre les deux chiffres.

Abolfazl Abecht, responsable du programme de sauvegarde des zones humides au ministère de l'Environnement n'a aucun doute: «C'est le début de la renaissance du lac». La tendance à l'assèchement «a été stoppée, les choses s'améliorent», dit-il en marge de l'inauguration d'un programme de sensibilisation des populations riveraines à Miandoab, au sud du lac. Mais la régénération pourrait prendre des «décennies».

La catastrophe écologique a aussi des conséquences de santé publique. Lors des tempêtes, la poussière et le sel affleurant à la surface des zones désertées par les eaux sont éparpillés dans les environs, ce qui contribue à détruire la végétation et polluer l'air.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Grand Maître. le 30.12.2018 17:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bravo pour ce combat !

  • Lestrollsrusses le 30.12.2018 17:18 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bonne nouvelle de pouvoir arrêter la catastrophe à temps car chez nous en URSS/Russie nous avons complètement asséché la mer d'Aral et pour les habitants c'est un désastre écologique majeur. Mais à l'époque on était moins regardant.

Les derniers commentaires

  • Grand Maître. le 30.12.2018 17:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bravo pour ce combat !

  • Lestrollsrusses le 30.12.2018 17:18 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bonne nouvelle de pouvoir arrêter la catastrophe à temps car chez nous en URSS/Russie nous avons complètement asséché la mer d'Aral et pour les habitants c'est un désastre écologique majeur. Mais à l'époque on était moins regardant.