Soupçons de corruption

25 mars 2020 10:35; Act: 25.03.2020 11:55 Print

Le Mexique veut l'extradition d'un ex-​​patron

Le Mexique a demandé à l'Espagne l'extradition d'Emilio Lozoya, ancien patron du groupe pétrolier public mexicain Pemex, soupçonné de corruption.

storybild

Emilio Lozoya, très proche collaborateur de l'ancien président mexicain Enrique Peña Nieto (2012-2018), a été arrêté le 12 février, à Malaga (sud de l'Espagne). (photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

Le Mexique a demandé, mardi à l'Espagne, l'extradition d'Emilio Lozoya, ancien patron du groupe pétrolier public mexicain Pemex, soupçonné de corruption dans l'affaire Odebrecht, a-t-on appris auprès du gouvernement mexicain. «Je vous confirme que la demande formelle a été faite aujourd'hui (mardi) en vue de l'extradition d'Emilio Ricardo (Lozoya)», a dit à des journalistes un membre du service de communication du ministère des Affaires étrangères mexicain, sans donner plus de détails.

Emilio Lozoya, très proche collaborateur de l'ancien président mexicain Enrique Peña Nieto (2012-2018), a été arrêté le 12 février, à Malaga, (sud de l'Espagne) en vertu d'un mandat d'arrêt émis par la justice mexicaine en juillet 2019. Il est en premier lieu accusé d'avoir reçu plusieurs millions de dollars du géant brésilien du BTP Odebrecht, qui a reconnu avoir versé des pots-de-vin à de nombreux dirigeants politiques latino-américains. Ces fonds auraient été destinés à la campagne présidentielle de l'ex-président mexicain.

«Accusation avec des preuves»

M. Lozoya est également accusé d'avoir autorisé, lorsqu'il était directeur de Pemex, l'achat d'une usine d'engrais pour environ 500 millions de dollars, un prix excessif compte tenu du mauvais état des installations, selon des sources gouvernementales et des experts.

Il a rejeté toutes ces accusations. Emilio Lozoya avait démissionné en 2016 de Pemex, la plus grande entreprise publique du Mexique sujette à de graves problèmes financiers. L'actuel président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, avait réagi à l'arrestation de M. Lozoya en avançant qu'il s'agissait d'une «accusation avec des preuves. D'où son arrestation en Espagne».

(L'essentiel/afp)