États-Unis

01 novembre 2019 12:41; Act: 01.11.2019 12:50 Print

Le passé sulfureux d'une élue refait surface

Figure de la jeune garde démocrate, l'Américaine Katie Hill a dû renoncer à son mandat après la diffusion de photos intimes. L'une d'elle fait état d'un tatouage nazi.

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Katie Hill, une élue démocrate américaine accusée d'avoir eu une liaison avec l'une de ses assistantes parlementaires en violation des règles adoptées au Congrès dans le sillage du mouvement #MeToo, a été poussée à la démission par la publication de photos intimes.

Bisexuelle assumée et figure de la jeune garde démocrate, elle a nié cette aventure, mais a jeté l'éponge en raison d'articles dans la presse ultra-conservatrice ayant exposé d'autres aspects de sa vie sexuelle et publié des photos d'elle nue.

Obtenues par le DailyMail, les images montrent Katie Hill embrassant son employée Morgan Desjardins et lui brossant les cheveux dans son plus simple appareil. Selon le tabloïd, la politicienne et son mari Kenny Heslep auraient invité la jeune femme de 22 ans à entamer une relation à trois depuis 2017.

Mais ce sont des clichés bien plus embarrassants qui ont également fuité. Sur l'un d'eux, daté du 11 septembre 2017, Katie Hill pose nue et fume un bang, une pipe à eau utilisée pour fumer du cannabis. On découvre également qu'elle arbore une Croix de Fer noire, un symbole nazi en dessus de la zone du bikini.

«Je pars à cause d'une culture misogyne»

Face à ces révélations, la politicienne de 32 ans a déclaré jeudi, lors de son dernier vote au Congrès qu'elle partait à cause d'une «culture misogyne qui s'est délectée de mes photos dénudées, se nourrissant de ma sexualité».

Elle a également dénoncé un «deux poids, deux mesures» dans les instances du pouvoir: «Je pars, mais des hommes visés par des accusations crédibles de violences sexuelles intentionnelles restent en poste dans les conseils d'administration, à la Cour suprême, dans notre Chambre et, pire que tout, dans le Bureau ovale», a-t-elle poursuivi, avant de se lancer dans une diatribe contre le président républicain.

«Le pire abus est l'abus envers les femmes»

Donald Trump «s'est vanté de prédation sexuelle, a été accusé par des dizaines de femmes d'agression sexuelle, a poussé pour des politiques défavorables aux femmes et a rempli les tribunaux de juges» opposés à l'avortement, a-t-elle assuré.

«Aujourd'hui, ma dernière action a été de voter pour avancer en direction de la destitution de Donald Trump au nom des femmes des États-Unis», a-t-elle encore dit en expliquant que, pour elle, «le pire abus de pouvoir est l'abus de pouvoir envers les femmes». La Chambre, à majorité démocrate, a adopté jeudi une résolution qui donne un cadre formel à l'enquête ouverte contre le président dans le cadre de l'explosive procédure d'impeachment.

(L'essentiel/afp)