Intervention militaire?

28 août 2013 22:57; Act: 28.08.2013 23:31 Print

Le problème syrien toujours dans l'impasse

Les membres permanents du Conseil de sécurité ne sont pas parvenus mercredi à s'accorder sur une résolution britannique justifiant une action armée en Syrie.

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La ligne de fracture entre ces cinq pays, Chine et Russie d'un côté, France, Royaume-Uni et États-Unis de l'autre, reflète fidèlement les positions de chacun sur le conflit syrien qui a fait plus de 100 000 morts et poussé des millions de Syriens à la fuite depuis mars 2011. Les ambassadeurs russe et chinois ont d'ailleurs quitté en premier la salle dans laquelle s'étaient donnés rendez-vous les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU. Selon le gouvernement britannique, le texte devait autoriser «toutes les mesures nécessaires en vertu du chapitre VII de la Charte de l'ONU pour protéger les civils contre les armes chimiques» en Syrie. Ce chapitre prévoit des mesures coercitives pouvant aller jusqu'à une opération militaire.

Mais pour le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, une frappe provoquerait une «déstabilisation supplémentaire de la situation», tandis que l'Iran, autre allié de Damas, a jugé qu'une action militaire «serait un désastre pour la région». Le département d'État russe a fait savoir mercredi soir qu'il ne voyait «aucune issue possible» au projet britannique en raison de l'opposition de la Russie. Londres, pour sa part, a assuré qu'aucune action militaire n'aurait lieu avant la publication des résultats de l'enquête des inspecteurs de l'ONU sur place.

«Dissuader» Assad

«Le Conseil de sécurité des Nations unies doit avoir l'opportunité d'avoir ce compte-rendu et tous les efforts doivent être faits pour obtenir une résolution du Conseil de sécurité soutenant une action militaire avant qu'une telle action ne soit engagée», indique une motion qui doit être soumise jeudi au Parlement, à Londres. Selon le patron des Nations unies Ban Ki-moon, les experts ont besoin de quatre jours pour boucler leur mission, avant de procéder à des analyses et de présenter leur rapport.

Même si une intervention directe de l'Otan n'est pas à l'ordre du jour selon un diplomate, l'Alliance atlantique a elle aussi jugé qu'un recours aux armes chimiques ne pouvait «rester sans réponse», en allusion à l'attaque qui a fait des centaines de morts le 21 août près de Damas selon l'opposition syrienne.

«Cimetière des envahisseurs»

Se disant convaincus de la responsabilité du régime de Bachar al-Assad dans cette attaque, Washington, Paris et Londres se sont déclarés prêts à agir, non pas pour le renverser mais pour le «dissuader» d'avoir de nouveau recours à des gaz toxiques dans la guerre civile. Face au bruit de bottes, le pouvoir syrien a démenti tout recours aux armes chimiques, accusé les rebelles et expliqué que les Occidentaux «inventent» des prétextes pour attaquer. Selon un haut responsable américain, les États-Unis écartent une action militaire unilatérale mais estiment que d'éventuelles frappes pourraient durer plus d'un jour. Le bureau du Premier ministre britannique a assuré que David Cameron et le président américain Barack Obama n'avaient «aucun doute sur la responsabilité du régime» syrien dans l'«attaque chimique» meurtrière.

Selon un responsable de l'opposition syrienne, Ahmad Ramadan, une possible frappe est une «question de jours» et parmi «les cibles éventuelles» figurent des aéroports, bases militaires et dépôts d'armes. Des discussions ont eu lieu selon lui à ce sujet entre opposants, rebelles et «pays alliés». Maintenant une attitude de défi, comme depuis le début de la révolte en mars 2011, le régime syrien, après avoir assuré détenir «des moyens de défense qui vont surprendre», a prévenu par la voix de son Premier ministre Waël al-Halqi que la Syrie serait «le cimetière des envahisseurs». Face aux menaces occidentales, l'armée a commencé à se repositionner ces dernières 48 heures, notamment à Damas, Homs et Hama (centre), avec «des dizaines de sièges de commandement militaire et de commandement de brigades évacués pour se replacer ailleurs», selon une ONG syrienne.

(L'essentiel Online/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • David le 29.08.2013 02:25 Report dénoncer ce commentaire

    Et si c'était encore des mensonges afin de pouvoir lancer une nouvelle guerre ? Je ne conteste pas qu'on ait fait usage d'armes chimiques, mais ma question est :"Qui a lancé ces armes chimiques" ?

Les derniers commentaires

  • David le 29.08.2013 02:25 Report dénoncer ce commentaire

    Et si c'était encore des mensonges afin de pouvoir lancer une nouvelle guerre ? Je ne conteste pas qu'on ait fait usage d'armes chimiques, mais ma question est :"Qui a lancé ces armes chimiques" ?

    • Kekidi le 30.08.2013 08:37 Report dénoncer ce commentaire

      Peut importe, de toute façon chaque peuple doit avoir seul son destin entre ses mains et on a rien à faire là bas.