Afghanistan

12 novembre 2021 16:27; Act: 12.11.2021 17:13 Print

Le Qatar représentera les intérêts américains

Le secrétaire d'État américain a signé un accord établissant une section dédiée aux intérêts américains au sein de l'ambassade du Qatar, dans la capitale afghane.

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Anthony Blinken, chef de la diplomatie américaine. (photo: AFP/Brendan Smialowski)

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Le Qatar représentera désormais les intérêts des États-Unis en Afghanistan, à la suite de la fermeture de l'ambassade américaine, à Kaboul, après la prise du pouvoir des talibans en août, a annoncé vendredi, le chef de la diplomatie Antony Blinken. Recevant son homologue qatari à Washington, le secrétaire d'État américain a signé un accord établissant une section dédiée aux intérêts américains au sein de l'ambassade du Qatar, dans la capitale afghane.

Les États-Unis sont «reconnaissants» du «leadership» et du «soutien» du Qatar vis-à-vis de l'Afghanistan, a-t-il souligné, en présence du ministre qatari des Affaires étrangères, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani. Le Qatar, qui héberge une importante base militaire américaine, a joué un rôle crucial lors de la fin de l'intervention des États-Unis en Afghanistan, à la fois en termes diplomatiques mais aussi logistiques pour les opérations d'évacuation. Environ la moitié des 124 000 évacués, des ressortissants étrangers et des Afghans se disant menacés de représailles des talibans, sont passés par le Qatar.

Gouvernement taliban pas reconnu

Les opérations consulaires américaines concernant l'Afghanistan étaient déjà gérées au Qatar, depuis l'arrivée au pouvoir des islamistes. L'émissaire américain pour l'Afghanistan, Thomas West, avait indiqué lundi, qu'une réouverture de l'ambassade des États-Unis à Kaboul n'était pas à l'étude. Les États-Unis, comme le reste de la communauté internationale, n'ont pas reconnu le gouvernement mis en place par les islamistes qui ont pris le pouvoir mi-août en Afghanistan, en plein retrait des forces américaines qui les avaient combattus pendant vingt ans.

Parmi les exigences américaines, avant d'envisager tout geste diplomatique à l'égard des talibans, figurent le respect des droits humains et notamment des femmes, la lutte contre les «groupes terroristes» et la possibilité, pour les Américains et les Afghans qui ont travaillé avec l'armée américaine et redoutent des représailles, de quitter le pays sans entrave.

(L'essentiel/afp)