Turquie

11 février 2020 13:51; Act: 11.02.2020 14:09 Print

«Le régime syrien paiera très cher», avertit Erdogan

Le président turc a mis en garde la Syrie, ce mardi, sur toute nouvelle attaque contre ses forces dans le nord-ouest du pays.

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Le président turc a ajouté qu'il annoncerait mercredi des mesures supplémentaires à l'encontre du régime de Damas.

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Le régime syrien paiera «très cher» toute nouvelle attaque contre les forces d'Ankara dans le nord-ouest de la Syrie, a mis en garde mardi le président Recep Tayyip Erdogan, au lendemain d'un bombardement ayant tué cinq soldats turcs. «Le régime a reçu son châtiment, mais ce n'est pas assez, il y aura une suite. Car plus ils attaqueront nos militaires, plus ils le paieront cher, très cher», a déclaré Erdogan, lors d'un discours à Ankara.

Le président turc a ajouté qu'il annoncerait mercredi des mesures supplémentaires à l'encontre du régime de Damas, sans autre détail. Lundi, cinq soldats turcs ont été tués et cinq autres blessés dans un bombardement du régime syrien contre des positions d'Ankara dans la province d'Idleb, bastion rebelle situé dans le nord-ouest de la Syrie.

En réponse, Ankara a affirmé avoir riposté par des bombardements massifs. La semaine dernière, huit personnels militaires turcs avaient déjà été tués par des frappes du régime dans la province d'Idleb. Ces affrontements ont fait monter de plusieurs crans les tensions à Idleb, région où la situation humanitaire s'est gravement détériorée ces derniers mois, en raison d'une offensive qu'y mène le régime, avec l'appui de la Russie.

Plus de 3,5 millions de réfugiés

La Turquie, qui soutient des groupes rebelles en Syrie, a plusieurs fois appelé ces derniers jours, Moscou, à «prendre ses responsabilités» en faisant cesser les attaques du régime de Bachar el-Assad. «Les parrains du régime syrien, à savoir la Russie et l'Iran, doivent mettre un terme à son agressivité», a répété mardi, le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu. Il a ajouté que M. Erdogan et son homologue russe, Vladimir Poutine, s'entretiendraient mardi au téléphone.

Le conflit en Syrie a fait plus de 380 000 morts depuis 2011 et jeté sur la route de l'exil plus de la moitié de la population d'avant-guerre - plus de 20 millions d'habitants. La situation à Idleb préoccupe particulièrement Ankara en raison de sa proximité avec la frontière turque. Ankara redoute qu'une offensive de grande ampleur ne déclenche une nouvelle vague migratoire vers la Turquie, pays où plus de 3,5 millions de Syriens ont déjà trouvé refuge depuis le début du conflit.

(L'essentiel/afp)