En Angleterre

30 juillet 2021 14:16; Act: 30.07.2021 16:12 Print

Le tueur en série avait égorgé neuf chats

Il avait semé la terreur parmi les propriétaires de félins de Brighton. Un tueur en série de chats écope de cinq ans et trois mois de prison.

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Les motivations du tueur restent mystérieuses.

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La justice britannique a condamné vendredi à cinq ans et trois mois de prison un homme pour avoir égorgé neuf chats en l'espace de quelques mois à Brighton, semant la terreur parmi les propriétaires de félins de cette station balnéaire du sud de l'Angleterre. Steve Bouquet, un agent de sécurité de 54 ans, était jugé pour la mort de neuf chats et des blessures infligées à sept autres en octobre 2018 et juillet 2019, ainsi que pour possession illégale d'une arme blanche. Il avait plaidé non coupable.

Lors du procès à la Hove Crown Court, près de Brighton, les propriétaires des animaux domestiques tués (Hendrix, Tommy, Hannah, Alan, Nancy, Gizmo, Kyo, Ollie et Cosmo) avaient raconté leur horreur en retrouvant leurs chats ensanglantés sur le pas de leur porte. Steve Bouquet avait affirmé à la police ne constituer «aucune menace pour les animaux» et avait assuré avoir entendu parler des meurtres de chats dans la presse locale.

Attitude «cruelle»

Une photo de chat mort avait cependant été retrouvée sur son téléphone portable. Pendant des mois, la police n'est pas parvenue à lever le mystère de ces attaques, menées surtout la nuit, avant que l'auteur ne soit pris sur le fait grâce à une caméra de surveillance installée par le propriétaire d'un des chats morts. Après son arrestation, les forces de l'ordre ont pu utiliser les données de son téléphone portable pour tracer ses déplacements sur les lieux de plusieurs méfaits.

Lors du prononcé de la peine, le juge Jeremy Gold a qualifié son attitude de «cruelle» et souligné qu'il s'en prenait «au cœur de la vie familiale». Le propriétaire de Nancy avait expliqué à l'audience avoir retrouvé son animal sous son lit, avec des taches de sang menant au pas de sa porte. Emmenée chez le vétérinaire et placée sous respirateur artificiel, la chatte était morte d'une crise cardiaque.

«Inhabituel et traumatisant»

Un témoin avait indiqué avoir aperçu Steve Bouquet, agissant «bizarrement», sur les lieux. Les motivations de Steve Bouquet restent mystérieuses. «C'est dommage que les propriétaires des chats ne sachent pas pourquoi il a fait cela», a reconnu la procureure Sally Lakin, interrogée par l'agence PA. «C'est un délit tellement inhabituel et extrêmement traumatisant».

En 2015, des signalements par les habitants de chats mutilés à Croydon, district du sud de Londres, avaient entraîné l'ouverture d'une enquête par Scotland Yard et suscité la crainte d'un tueur en série d'animaux visant principalement les félins de la capitale britannique. Mais après trois ans d'enquête et le recensement de 400 victimes, la police avait conclu qu'il s'agissait en réalité de l'œuvre de renards, que l'on peut régulièrement croiser jusque dans le centre de Londres.

(L'essentiel/afp)