Catastrophe naturelle

06 juin 2018 08:35; Act: 06.06.2018 12:32 Print

Le volcan au Guatemala a semé la pagaille

Après l'éruption volcanique, les chances de retrouver des personnes en vie sont presque nulles. Le dernier bilan fait état de 75 morts, en plus des blessés et des déplacés.

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Une forte explosion a obligé mardi les secouristes à interrompre leurs recherches autour du Volcan de Feu au Guatemala, 48 heures après son éruption qui a fait au moins 75 morts et près de 200 disparus. Selon l'Institut national médicolégal (Inacif), 75 personnes sont mortes dans la catastrophe, après la découverte de deux nouveaux cadavres mardi. Seuls 23 corps ont été identifiés jusqu'à présent. De son côté, Sergio Cabañas, directeur des opérations de secours de la Coordination nationale de lutte contre les catastrophes naturelles (Conred) a affirmé mardi que «192 personnes sont portées disparues» depuis dimanche.

L'éruption a également fait 46 blessés et entraîné l'évacuation de 3 271 personnes, selon la Conred. En outre, 2 625 personnes ont dû être relogées. La catastrophe a affecté, à divers degrés, un total de 1,7 million de Guatémaltèques. Mardi, une forte explosion a contraint les autorités à évacuer sept villages situés sur le flanc du volcan en raison des risques d'augmentation de l'activité volcanique. Les opérations de sauvetage ont également été suspendues. Le porte-parole de la Conred, David de Leon, a expliqué que, selon des experts, de nouvelles coulées pyroclastiques (composées de cendres, de boue, d'eau, et de roches à haute températures) pourraient à nouveau se produire.

L'augmentation de l'activité volcanique a provoqué la panique dans la ville d'Escuintla, située près du colosse haut de 3 763 mètres et situé à 35 km au sud-ouest de la capitale. Ses habitants ont très vite quitté la ville au volant de leurs voitures, provoquant un immense chaos. Deux jours après cette éruption, qui a déversé d'importantes quantités de boue, de lave et de cendre ardente, les possibilités de retrouver des survivants étaient très faibles, a reconnu, quelques heures avant cette interruption des recherches, M. Cabañas. «Si on est piégé dans le flux pyroclastique, il est difficile de rester en vie», a-t-il souligné, ajoutant que certains corps totalement calcinés pourraient ne jamais être retrouvés.

(L'essentiel/afp)