En Colombie

22 octobre 2021 22:04; Act: 23.10.2021 13:45 Print

Les agresseurs sexuels bientôt dénoncés en public

Les victimes d'abus sexuels en Colombie pourront publier sur les réseaux sociaux leurs témoignages contre leurs agresseurs présumés, selon un arrêt de la Cour constitutionnelle.

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En 2020 en Colombie, 18 054 personnes se sont adressées en 2020 à une autorité médicolégale pour des abus sexuels présumés. (photo: AFP/Diana Sanchez (illustration))

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Ainsi, les dizaines de publications qui apparaissent sur Facebook et autres réseaux sociaux avec le hashtag #acosadorsexuel (agresseur sexuel), accompagnées de photos des agresseurs présumés, pourront donc continuer à être publiées, a estimé la plus haute juridiction du pays.

Pour justifier sa décision, la Cour a jugé que le préjudice que l'agresseur présumé «peut subir du fait de la publication est moindre que le préjudice que la victime subirait» si «la possibilité de dénoncer les faits était limitée». Cette décision fait suite à la plainte d'un homme, mis en cause par sa partenaire.

La jeune femme avait dénoncé sur Facebook cet ancien partenaire sexuel et camarade de classe à l'université, l'accusant d'avoir abusé d'elle alors qu'elle était dans un «état de faiblesse» en raison de la «consommation d'alcool et d'autres substances».

«J'ai mis deux mois à le signaler»

«C'était une situation très difficile pour moi (...), j'ai mis deux mois à le signaler», a-t-elle affirmé sur sa publication, partagée plus de 200 fois.

L'homme mis en cause affirme de son côté que la rencontre était consensuelle, et a dénoncé une atteinte à son «honneur et à sa réputation», exigeant «le retrait de la publication en question, la rectification des informations qu'elle contient et la présentation d'excuses publiques».

Une protection «spéciale»

La Cour lui a donné tort, en considérant que «les victimes d'un crime ont le droit de dénoncer librement et publiquement les événements qu'elles ont subis». Celles-ci le font sur la base de «leur expérience personnelle», de «l'entière conviction que les événements dénoncés leur ont causé un préjudice concret» et qu'elles «doivent être présumées de bonne foi».

Pour le tribunal, la «condition d'une femme qui aurait été victime de violences sexuelles» mérite une protection «spéciale». Ce dernier jugement de la Cour vient annuler la décision d'un juge de juin 2020, qui s'était prononcé en faveur du jeune homme mis en cause.

En 2020 en Colombie, 18 054 personnes (dont près de 15 500 femmes) se sont adressées en 2020 à une autorité médico-légale pour des abus sexuels présumés.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Diukdiuk le 22.10.2021 23:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Le danger sera la dénonciation de gens innocents par simple vengeance ou méchanceté

  • Zender le 23.10.2021 09:09 Report dénoncer ce commentaire

    OK, mais il fat aussi que ce soit vrai et pas une simple accusation

  • Aaron le 23.10.2021 06:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La chasse aux sorciers commence.

Les derniers commentaires

  • Zender le 23.10.2021 09:09 Report dénoncer ce commentaire

    OK, mais il fat aussi que ce soit vrai et pas une simple accusation

  • Aaron le 23.10.2021 06:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La chasse aux sorciers commence.

  • Diukdiuk le 22.10.2021 23:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Le danger sera la dénonciation de gens innocents par simple vengeance ou méchanceté

  • Léon le 22.10.2021 22:58 Report dénoncer ce commentaire

    Une bonne chose, mais au Luxembourg les agresseurs seraient plutôt protéger.( comme l’église)