Chine/Birmanie

26 avril 2019 09:21; Act: 26.04.2019 11:25 Print

Les Chinois satisfont leur libido en Birmanie

Prostitution, drogue, jeux d'argent... Les Chinois assouvissent allègrement les vices interdits chez eux, chez leur voisin.

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Prostitution, drogue, jeux d'argent interdits en Chine: Mongla dort le jour et se réveille la nuit pour offrir une multitude de divertissements. (photo: AFP)

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Aux confins orientaux de la Birmanie, à Mongla, une ville qui borde la frontière chinoise, prostitution, trafic de drogues et jeux d'argent sont monnaie courante. À la nuit tombée, Bentleys et BMW décapotables se garent devant le Venetian Casino, en bordure de la ville, où d'imposants videurs habillés de noir empêchent les indésirables d'accéder aux zones VIP.

Les signes de développement économique et touristique sont visibles partout, ne serait-ce que par le rythme de construction. Des grues obstruent l'horizon de la ville qui ne parvient pas à répondre assez rapidement aux besoins en hébergement.

«Il y a tellement de divertissements ici»

Prostitution, drogue, jeux d'argent interdits en Chine: Mongla dort le jour et se réveille la nuit pour offrir une multitude de divertissements. Ses habitants sont attirés par l'argent de la Chine voisine alors qu'un tiers de la population birmane vit sous le seuil de pauvreté.

Ici, une prostituée sans licence loue ses services pour moins de 7 euros, celle qui en a obtenu une ne peut espérer plus du double alors que les chambres dans les établissements les plus hauts de gamme peuvent être facturées plus de 500 euros la nuit. Quelques Birmans viennent se divertir. «Les hôtels proposent de la drogue, des femmes sexy et tout le reste», raconte Ah Yan, 24 ans, venu d'une ville voisine.

La majorité de la clientèle reste chinoise

Ah Maung, 22 ans, a, lui, traversé tout le pays pour s'installer à Mongla, afin de trouver un emploi de maçon et d'envoyer de l'argent à ses parents. Deux ans plus tard, il n'a rien économisé, l'attrait pour les casinos et les maisons closes étant trop fort. «Il y a tellement de divertissements ici», confie-t-il.

Mais la majorité de la clientèle reste chinoise, le yuan est la monnaie d'échange, la plupart des gens parlent le mandarin et les téléphones se connectent sur les réseaux du puissant voisin et non sur ceux de Birmanie moins efficaces.

(L'essentiel/afp)