Guerre en Syrie

17 septembre 2012 12:22; Act: 17.09.2012 12:34 Print

Les droits de l'homme de plus en plus bafoués

Le président de la commission d'enquête sur la Syrie, Paulo Pinheiro, a dressé lundi à Genève un tableau dramatique de la situation des droits de l'homme en Syrie.

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L'ONU dresse un tableau dramatique des droits de l'homme en Syrie. Les droits des enfants sont bafoués. (photo: AFP)

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Devant le Conseil, il a affirmé que le nombre, le rythme et l'intensité des violations ont augmenté ces dernières semaines. «La situation des droits de l'homme en Syrie s'est détériorée à un point tel qu'il est difficile de la décrire seulement en quelques mots. Le nombre, le rythme et l'intensité des graves violations ont augmenté», a déclaré le président de la commission en présentant devant le Conseil des droits de l'homme son rapport, mis à jour sur la base d'entretiens supplémentaires de victimes.

«La fréquence avec laquelle ces énormes violations sont commises dépasse les capacités de la commission de les enquêter», a affirmé Paulo Pinheiro. «Les civils, dont beaucoup d'enfants, sont les premières victimes de la spirale de la violence», a-t-il ajouté.

Des violations des droits des enfants observées

«Dans une escalade dramatique, des attaques indiscriminées contre les civils sous la forme de frappes aériennes et de bombardements d'artillerie contre des faubourgs résidentiels ont lieu chaque jour dans certaines zones des provinces d'Alep, Damas, Derea, Lattaquié, Idlib et Homs», a déclaré l'expert de l'ONU.

Il a souligné que «l'utilisation d'armes imprécises et indiscriminées combinée à un refus de prendre toutes les précautions possibles pour protéger les civils, reflète un mépris troublant des règles établies dans les conflits armés». La commission «a trouvé des raisons suffisantes de croire que les forces du gouvernement et les milices shabiha ont commis des crimes de guerre, de graves violations des droits de l'homme et des crimes contre l'humanité».

Paulo Pinheiro a mentionné des assassinats, exécutions sommaires, tortures, arrestations et détentions arbitraires, violences sexuelles, violations des droits des enfants, pillages et destructions de biens civils, dont des hôpitaux et des écoles.

(L'essentiel Online/ats/afp)