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Tant qu'il y a du profit à faire, de l'argent et encore de l'argent, la croissance, et j'en passe ... l'homme ne changera pas
05 décembre 2018 19:03; Act: 06.12.2018 10:30 Print

Ces émissions liées à l'industrie et à la combustion du charbon, du pétrole, du gaz devraient croître de 2,7% par rapport à 2017. (photo: AFP)
Les émissions de CO2 des énergies fossiles, première cause du réchauffement mondial, ont connu en 2018 une hausse inédite depuis sept ans, comme un rappel à la réalité pour les États réunis à la COP24 en Pologne. Selon un bilan annuel publié mercredi en marge de la 24e conférence climat de l'ONU, les émissions de CO2 liées à l'industrie et à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz devraient croître de 2,7% par rapport à 2017, après une hausse de 1,6% l'an dernier ayant suivi trois ans quasiment stables.
Il faut remonter à 2011 et la sortie de la crise financière de 2008 pour trouver pire taux, selon Glen Peters, climatologue au centre de recherche Cicero (Oslo) et coauteur de l'étude, parue dans la revue Open Access Earth System Science Data. «Les politiques se font distancer par la croissance de l'économie et de l'énergie», souligne-t-il. «On est loin de la trajectoire qui nous permettrait de rester à 1,5°C ou même 2°C» de réchauffement, objectifs de l'accord de Paris. «La rhétorique enfle mais l'ambition non, nous avons complètement dérapé».
La hausse de cette année est alimentée notamment par un boom d'émissions en Chine (+4,7%), premier émetteur mondial (un quart du total), dont les efforts avaient pourtant permis des résultats encourageants les années précédentes, selon ce 13e bilan du Global Carbon Project, réalisé par 80 scientifiques. «Les tendances des dernières années ont beaucoup à voir avec les hauts et les bas de l'utilisation du charbon en Chine», souligne Corinne Le Quéré, de l'Université d'East Anglia. Mais «nos experts chinois pensent que cette résurgence est liée aux stimulus économiques donnés par le gouvernement, et donc possiblement temporaire».
Deuxième pays émetteur, les États-Unis en sont à +2,5% d'émissions en 2018. À ne pas forcément imputer aux politiques anti-climat de Trump, mais plutôt à un hiver et un été extrêmes qui ont sollicité chauffages et climatiseurs, notent les chercheurs. L'Inde est elle à +6,5%. Les émissions européennes en revanche reculent (-0,7%), avec des disparités nationales.
Côté pétrole, on pensait le pic de consommation atteint. Il n'en est rien, du fait des transports: le nombre de véhicules croît de 4% par an, dont une faible part d'électriques. Et le recours au carburant utilisé par l'aviation commerciale a bondi de 27% en 10 ans. «Même s'il y a eu des progrès notables en matière d'énergies propres et de véhicules électriques, ils restent trop faibles pour troubler la marche en avant des énergies fossiles», commente Glen Peters. Au total les émissions de CO2 fossile devraient atteindre un record de 37,1 Gt en 2018. Soit les 3/4 des gaz à effet de serre.
Auxquels s'ajoutent 5 Gt liées à la déforestation. Les émissions atteindront-elles bientôt leur «pic», avant de basculer? Si le monde veut limiter le réchauffement à 1,5°C, il devra les faire plonger bien avant 2030, et fortement (-45% d'ici 2030 par rapport au niveau de 2010).
(L'essentiel/afp)
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La population ne cesse d'augmenter et tout le monde désire une voiture, un smartphone, voyager, etc. On se dirige vers une catastrophe.
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encore davantage de gros porteurs ( avion, navires...) de véhicules tout ça fait marcher le commerce...
Tous les 23 Commentaires
toute chose a une fin, pourquoi devrait on être alarmiste quand a l'inevitable fin du monde , profitons de nos derniers instants , paix et amour
Nous devrions porter plus d'attention à la nature. Certes nous polluons beaucoup et nous devons diminuer notre production de co2, mais nous devons aussi arrêter les déforestations à tout va. Il faut repenser la foret, il faut promouvoir son expansion car effectivement : co2 en hausse + forêts en baisse = catastrophe
Il est prouvé que les gazes à effet de serre font courir un risque certain à la planète.
on stigmatise encore une fois les voitures. mais on ne stigmatise pas les industries, les centrales au charbon ( Pologne Allemagne Roumanie,....). on ne stigmatise pas nos états demandant à rouler à L'essence alors que le diesel émet très peu de co2. on ne parle pas du transport aérien et du transport maritime hors le transport maritime c'est du fuel lourd. 3 de ces super porte conteneurs polluent sur 1 trajet ce que polluent 50 million de voitures. puis on évoque pas ces fameux " permis de polluer", une aberration européenne alors que l'on doit sauver notre planète. La voiture est le véhicule le plus bardé de capteurs et anti polluants que l'on ai. hors camions, bus, véhicules de chantiers, avions, bateaux, tout cela n'est pas muni de filtres et autres car ils échappent à la loi. et le carburant des avions est exonéré de taxes....
@... Ben si, il faut augmenter le prix des carburants, mais pas que : limiter les transports individuels en améliorant les transports en commun terrestres, taxer le carburant des avions et des bateaux. La voiture, électrique ou autre hybride n'est pas la réponse.