Julian Assange

28 octobre 2021 08:41; Act: 28.10.2021 11:29 Print

Les États-​​Unis contestent les risques de suicide

Washington a assuré que le fondateur de WikiLeaks n’était que «modérément déprimé» et qu’il ne serait pas détenu à «l’Alcatraz des Rocheuses» en cas d’extradition.

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Les États-Unis espèrent convaincre la Haute Cour de Londres d’annuler la décision rendue en janvier, qui évoque un risque de suicide chez Julian Assange en cas de détention dans une prison américaine. (photo: AFP)

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Devant la justice britannique qui examine leur demande d’extradition de Julian Assange, les États-Unis ont contesté mercredi les risques de suicide et cherché à rassurer sur le traitement qui serait réservé au fondateur de WikiLeaks s’il leur était remis. Poursuivi pour une fuite massive de documents américains classifiés, l’Australien de 50 ans risque 175 ans de prison aux États-Unis dans une affaire qualifiée par ses soutiens de dangereuse attaque contre la liberté de la presse.

Au cours d’une audience prévue pour durer jusqu’à jeudi, les États-Unis espèrent convaincre la Haute Cour de Londres d’annuler la décision rendue en janvier dernier par Vanessa Baraitser. La magistrate avait rejeté leur demande d’extradition, avançant un risque de suicide en cas d’incarcération dans une prison américaine.

«Aucun antécédent»

Au premier jour des débats, l’avocat représentant le gouvernement américain, James Lewis, a assuré que Julian Assange ne présentait «aucun antécédent de maladie mentale grave et durable», affirmant que même les experts mandatés par sa défense ne le trouvaient que «modérément déprimé».

Il a affirmé que l’Australien avait «toutes les raisons d’exagérer ses symptômes» et mis en garde contre une décision reposant sur des prédictions faites dans une «boule de cristal» concernant son sort en cas d’extradition. L’avocat a insisté sur les assurances données par Washington: d’une part, Julian Assange recevrait les soins psychologiques nécessaires, d’autre part il ne serait ni soumis à des mesures spéciales, ni détenu dans le redouté centre pénitentiaire de très haute sécurité ADX Florence, dans le Colorado, surnommé l’«Alcatraz des Rocheuses».

La défense de Julian Assange a répliqué que ces assurances n’empêchaient pas qu’il soit incarcéré dans un établissement similaire et répété que les États-Unis ne disposaient d’aucune «base fiable» pour revenir sur le refus d’extradition. Détenu depuis deux ans et demi à la prison de haute sécurité de Belmarsh, à l’est de la capitale britannique, après sa longue réclusion volontaire à l’ambassade d’Équateur, Julian Assange a participé à l’audience à distance, par visioconférence.

(L'essentiel/AFP)