Marché du travail

07 mars 2019 14:31; Act: 07.03.2019 14:50 Print

Les femmes ont largement moins accès au travail

Selon l'organisation internationale du travail, seules 45,3% des femmes ont un emploi contre plus de 70% des hommes. Cet écart ne diminue pas depuis 30 ans.

storybild

Le Pakistan est le pays où l'écart de rémunération entre femmes et hommes est le plus important. (photo: Pexels)

Sur ce sujet
Une faute?

Les femmes dans le monde ont très largement moins accès au marché du travail que les hommes. Ce décalage atteint 26 points de pourcentage, selon un rapport publié jeudi, à Genève, par l'OIT. Et seul un quart des cadres sont des femmes avec enfants de moins de six ans.

Une évaluation menée en 2017 avait conclu que 70% des femmes préféraient travailler plutôt que de rester chez elles, affirme le rapport publié après cinq ans de travail dans le cadre de l'Initiative du centenaire de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur les femmes au travail. Seules 45,3% des femmes ont un emploi contre plus de 70% des hommes.

En près de 30 ans, cet écart n'a diminué que de 2%. Les femmes sont davantage pénalisées qu'auparavant, de près de 40%, par la maternité dans leur accès à des emplois par rapport à celles qui n'ont pas d'enfant. Les raisons sont également à nuancer, notamment étant donné que de nombreuses jeunes femmes sont entrées sur le marché du travail.

Nouvelles technologies en cause

Toutefois, les politiques lancées ont également un impact, notamment dans les économies qui avancent très rapidement, relève la directrice de l'égalité à l'OIT, Manuela Tomei. Les infrastructures de prise en charge des enfants ou la protection sociale contribuent également.

Les femmes qui atteignent les positions les plus élevées sont mieux éduquées que les hommes mais se voient attribuer des rémunérations inférieures. Or, elles sont plus jeunes d'un an en moyenne que les hommes et mettent moins longtemps à obtenir ce type de mandat.

Les nouvelles technologies étendent encore le problème, mais aussi les violences et le harcèlement au travail. Alors que les conseils d'administration où siègent des femmes aboutissent à davantage de productivité.

209 ans pour atteindre une parité

L'écart de rémunération entre femmes et hommes se stabilise lui à environ 20%. Le Pakistan est le pays où il est le plus important. M. Tomei appelle à des législations ou des accords qui établissent «une égalité dans les effets».

De son côté, le directeur général de l'OIT, Guy Ryder, demande aux États davantage d'efforts. Des évaluations de la parité en terme de rémunérations ont notamment été décidées en Islande pour les entreprises où des personnes sont employées depuis plus de 25 ans. Des quotas de femmes dans les positions de direction sont également mentionnés.

Et l'OIT veut aussi des lois qui interdisent les violences et le harcèlement contre les femmes au travail. Elle demande des politiques et des infrastructures qui facilitent la participation des hommes aux tâches domestiques non rémunérées, qui a peu augmenté. Au rythme actuel, il faudra 209 ans pour atteindre une parité sur cette question.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Rémy le 07.03.2019 16:19 Report dénoncer ce commentaire

    En tant qu'homme respectueux de la gent féminine mais cette sempiternelle victimisation féministe commence sérieusement à me fatiguer.

  • outcome equality chance equality le 07.03.2019 16:25 Report dénoncer ce commentaire

    Moins l'accès ou moins l'envie ? Dans certains pays il est normal que les femmes se fassent entretenir par les hommes. Au point que les femmes cherchent à trouver un mari stable et à rester à la maison. Un de mes amis à marier une femme qui ne travaillerait pour rien au monde ...

  • Dean Moore le 07.03.2019 15:55 Report dénoncer ce commentaire

    "Des politiques et des infrastructures qui facilitent la participation des hommes aux tâches domestiques non rémunérées" : J'aimerais qu'on m'explique ce dont il s'agit.

Les derniers commentaires

  • robiton le 07.03.2019 17:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tout ça c’est pipé car de toute façon on a beaucoup embauché que pour les quotas et pas par volonté réelle... alors quand ce sera fini, enfin on pourra se concentrer à embaucher quiconque pour son boulot et pas pour des statistiques.

  • Clement le 07.03.2019 16:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    un p'tit zoom par pays s'il vous plaît ? histoire qu'on nous laisse tranquille , et qu'ils aillent montrer ça sur d'autres continent

  • outcome equality chance equality le 07.03.2019 16:25 Report dénoncer ce commentaire

    Moins l'accès ou moins l'envie ? Dans certains pays il est normal que les femmes se fassent entretenir par les hommes. Au point que les femmes cherchent à trouver un mari stable et à rester à la maison. Un de mes amis à marier une femme qui ne travaillerait pour rien au monde ...

  • Rémy le 07.03.2019 16:19 Report dénoncer ce commentaire

    En tant qu'homme respectueux de la gent féminine mais cette sempiternelle victimisation féministe commence sérieusement à me fatiguer.

  • Dean Moore le 07.03.2019 15:55 Report dénoncer ce commentaire

    "Des politiques et des infrastructures qui facilitent la participation des hommes aux tâches domestiques non rémunérées" : J'aimerais qu'on m'explique ce dont il s'agit.