Turquie/États-Unis

31 août 2017 08:39; Act: 31.08.2017 12:58 Print

Les gardes d'Erdogan inculpés, Ankara proteste

Les hommes du président turc sont soupçonnés d'avoir malmené des manifestants kurdes à Washington en mai dernier.

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Les agents d'Erdogan avaient frappé les manifestants à même le sol. (photo: AFP)

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La Turquie a protesté mercredi contre les inculpations «partiales» aux États-Unis de trois nouveaux agents de sécurité du président turc, accusés de violences à Washington en marge d'une récente visite de Recep Tayyip Erdogan.

Au total 19 personnes, dont 15 agents de sécurité turcs et gardes du corps de M. Erdogan, sont soupçonnés d'avoir agressé le 16 mai dernier des manifestants kurdes pacifiques dans la capitale fédérale américaine.

Les violences s'étaient déroulées le 16 mai au soir devant la résidence de l'ambassadeur de Turquie, où Recep Tayyip Erdogan s'était rendu après son entretien à la Maison-Blanche avec le président américain Donald Trump. La rixe s'était soldée par un bilan de 12 blessés dont un policier.

«Nous nous battrons politiquement (...)»

Dans un communiqué publié mercredi soir, le ministère turc des Affaires étrangères a «protesté dans les termes les plus forts contre le fait qu'une inculpation aussi injuste et partiale, mentionnant les noms de personnes qui ne sont jamais allées aux États-Unis, ait été acceptée».

La diplomatie turque dit avoir fait part de sa réaction à l'ambassadeur américain à Ankara. La Turquie «se réserve le droit d'agir par les voies légales» contre ces inculpations que le ministère juge «infondées».

Selon les témoignages et vidéos, des agents de sécurité turcs, souvent en costume sombre, avaient agressé les protestataires pacifiques, les frappant même à terre.

Sur les 19 inculpés, seuls deux ont été arrêtés: Sinan Narin, habitant la Virginie, et Eyup Yildirim, résidant dans l'état du New Jersey, sont poursuivis pour coups et blessures et comparaîtront en septembre devant la justice américaine. Les autres suspects sont recherchés et il est improbable qu'ils remettent volontairement le pied sur le territoire américain.

(L'essentiel/nxp/afp)