Gaza

26 mars 2019 09:25; Act: 26.03.2019 09:54 Print

Les hostilités ont continué malgré le cessez-​​le-​​feu

Les frappes israéliennes dans la bande de Gaza et les tirs de roquettes palestiniennes se sont poursuivis dans la nuit de lundi à mardi, malgré l'annonce d'un cessez-le-feu.

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«Le Hamas doit savoir que nous n'hésiterons pas à rentrer (dans Gaza) et à prendre toutes les mesures nécessaires», a déclaré Netanyahu. (photo: AFP/Mahmud Hams)

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Le calme est finalement revenu, au moins provisoirement, après 6h, selon un journaliste de l'AFP sur place. L'armée israélienne a rapporté tôt mardi, 30 nouveaux tirs de roquettes et d'obus de mortier en provenance de Gaza depuis 22h (20h GMT lundi), soit un total d'une soixantaine depuis le début des échanges de feu, lundi, en début de soirée.

Ses avions, ses hélicoptères et ses chars, positionnés du côté israélien de la frontière, ont frappé quant à eux de nouvelles cibles, des complexes militaires du Hamas et du Jihad islamique par exemple, les deux principaux groupes armés de Gaza, en plus des dizaines d'objectifs déjà visés depuis lundi soir, a-t-elle dit.

«Les mesures nécessaires»

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu n'a donné aucun signal clair de la suite qu'il comptait donner aux événements, au moment de monter dans l'avion pour rentrer en Israël, après avoir écourté une visite à Washington qu'il aurait voulue, en pleine campagne électorale, moins parasitée par l'actualité gazaouie.

Il a prévenu le Hamas, mouvement islamiste au pouvoir depuis plus d'une décennie à Gaza et ennemi d'Israël, qu'il était prêt à ordonner une offensive terrestre à hauts risques dans l'enclave si nécessaire. «Nous avons répondu avec une très, très, très grande puissance», a-t-il dit au pied de l'avion. «Le Hamas doit savoir que nous n'hésiterons pas à rentrer (dans Gaza) et à prendre toutes les mesures nécessaires», a-t-il ajouté.

Un cessez-le-feu annoncé

Le Hamas qui gouverne sans partage l'enclave sous blocus coincée entre Israël, Égypte et Méditerranée, avait pourtant annoncé lundi soir un cessez-le-feu, conclu par l'entremise des Égyptiens, médiateurs historiques dans la bande de Gaza.

La bande de Gaza, territoire de deux millions d'habitants, éprouvée par les guerres, la pauvreté et les blocus israélien et égyptien, ainsi que ses environs, ont été le théâtre lundi d'une énième poussée de fièvre depuis la guerre de 2014.

Bureau de Haniyeh touché

Signal se voulant fort, les appareils israéliens ont frappé le bureau d'Ismaïl Haniyeh, le chef du Hamas, et détruit totalement deux bâtiments de plusieurs étages abritant des services de renseignements et des activités militaires du mouvement islamiste selon l'armée israélienne. Sept Palestiniens ont été blessés, d'après les secours gazaouis.

Un journaliste de l'AFP a observé dans la soirée de multiples tirs de roquettes en direction d'Israël. Un certain nombre ont été interceptés par le système de défense antiaérien israélien, la plupart des autres sont retombés dans des zones inhabitées, a dit l'armée israélienne.

«Attaque méprisable»

Elles se sont produites en pleine visite de M. Netanyahu à la Maison-Blanche. Ce séjour était supposé renforcer la stature internationale du Premier ministre en vue des législatives du 9 avril, à l'issue incertaine.

Au côté de M. Netanyahu, le président Donald Trump, son grand allié, a dénoncé une «attaque méprisable» contre Israël et évoqué «le droit absolu» de ce dernier à se défendre.

M. Trump lui a fait un cadeau de choix en officialisant la reconnaissance par Washington de la souveraineté israélienne sur la partie du Golan syrien annexée par Israël, malgré la réprobation suscitée à l'étranger par cette nouvelle rupture du président américain avec le consensus international au profit de l’État hébreu.

(L'essentiel/afp)

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  • AS69 le 26.03.2019 13:50 Report dénoncer ce commentaire

    Une solution est possible il suffit d'appliquer la justice et les résolutions internationales... La décision de Trump n'est pas juste et contraire au droit international donc cela ne va pas dans le bon sens...

  • Conflit perpétuel le 26.03.2019 12:42 Report dénoncer ce commentaire

    Je suis né avec ce conflit, j’ai 40 ans et je parie tout ce que j’ai en ma possession que je mourrais avec ce conflit...et pendant ce temps-là, plus aucune population occidentale ne se soucie réellement de ce problème devenu insolvable tellement on est lassé et habitué. Je suis même prêt à parier que dans 2000 ans, du moins si l’humanité existe encore (se qui restera à prouver), ils se battront toujours. En tout cas, une chose est sûre, j’ai la chance de ne pas être né dans ces contrées, peu importe de quel côté de la "frontière"!

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