Aux États-Unis

05 août 2020 08:09; Act: 05.08.2020 11:32 Print

Les militants hongkongais en exil protégés

«Nous nous tenons aux côtés de la liberté», a dit le chef de la diplomatie américaine, à propos des militants pro-démocratie résidant hors de Chine, que Pékin menace.

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«Le Parti communiste chinois ne peut pas tolérer que son propre peuple pense librement, et essaie de plus en plus d’élargir son emprise à l’extérieur des frontières de la Chine», a dit Mike Pompeo. (Photo ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP) (photo: AFP)

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Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo s’est engagé, mardi, à protéger les militants hongkongais pro-démocratie ayant fui la ville, et a critiqué la Chine après l’annonce par des médias chinois que la police avait ordonné d’arrêter certains d’entre eux à l’étranger. «Les États-Unis condamnent la tentative par le Parti communiste chinois de poursuivre des militants pro-démocratie résidant hors de Chine, y compris aux États-Unis. Nous nous tenons aux côtés de la liberté», a-t-il tweeté.

«Le Parti communiste chinois ne peut pas tolérer que son propre peuple pense librement, et essaie de plus en plus d’élargir son emprise à l’extérieur des frontières de la Chine», a aussi dit Mike Pompeo, dans un communiqué. «Les États-Unis et les autres nations libres continueront de protéger nos peuples du bras long de l’autoritarisme de Pékin», a-t-il ajouté. Les médias d’État chinois avaient indiqué, vendredi soir, que la police de Hong Kong avait ordonné l’arrestation de six militants pro-démocratie vivant en exil et soupçonnés d’avoir violé une nouvelle loi draconienne sur la sécurité.

Une loi controversée

L’un d’eux, Samuel Chu, qui est à la tête du Hong Kong Democracy Council, basé à Washington, a écrit sur Twitter qu’il était citoyen américain depuis 25 ans. La personne la plus connue à être visée est Nathan Law, 27 ans, qui a récemment fui Hong Kong pour la Grande-Bretagne. La police de Hong Kong a refusé de commenter les accusations mais l’ambassadeur de Chine à Washington, Cui Tiankai, a paru les confirmer et les défendre, lors d’une intervention au cours d’un forum en ligne.

«Toutes ces mesures de maintien de l’ordre sont prises dans le respect de la loi», a déclaré Cui Tiankai au Aspen Security Forum. «Tous ceux qui violent la loi doivent être punis. C’est tout», a-t-il ajouté. «Les opinions politiques qu’ils pourraient avoir n’ont aucune importance».

La Chine a adopté en juin une loi controversée sur la sécurité nationale dans l’ancienne colonie britannique. Dans un contexte de vives tensions entre les deux puissances, les États-Unis ont vivement dénoncé la nouvelle législation, et le président Donald Trump a signé une loi prévoyant des sanctions contre la répression à Hong Kong.

(L'essentiel/afp)