États-Unis/Iran

07 août 2018 08:03; Act: 07.08.2018 11:30 Print

Les sanctions contre l'Iran ont été remises en place

Une première salve de sanctions réimposées par les États-Unis contre l'Iran est entrée en vigueur mardi, pour exercer une pression économique sur Téhéran.

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Le président iranien Hassan Rouhani s'est exprimé sur les sanctions. (photo: AFP/-)

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Dans un entretien télévisé à quelques heures du rétablissement de sévères sanctions américaines contre l'Iran, M. Rohani a accusé Washington de «vouloir lancer une guerre psychologique contre la nation iranienne et provoquer des dissensions» parmi les Iraniens.

Il s'agit de la première réaction de M. Rohani aux appels à négocier lancés par le président américain Donald Trump, qui a néanmoins de nouveau averti l'Iran lundi. «Le régime iranien est confronté à un choix», a-t-il dit dans un communiqué. «Soit il change son attitude menaçante et déstabilisatrice, et il pourra retourner dans le giron de l'économie mondiale, soit il continue sur la route de l'isolement économique».

Mais M. Trump a aussi souligné qu'il restait «ouvert» à un «accord plus global qui concernerait l'ensemble de ses activités néfastes, y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme».

Intensifier la pression sur Téhéran

La première vague de sanctions américaines, qui a pris effet mardi à 04h01 GMT, comprend des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale.

Elle sera suivie, en novembre, de mesures affectant le secteur pétrolier et gazier ainsi que la Banque centrale. Ces sanctions devraient peser lourdement sur une économie iranienne à la peine, qui souffre d'un taux de chômage élevé et d'une nette inflation.

Le rial iranien a plongé, perdant près des deux tiers de sa valeur en six mois. M. Trump, qui a adopté une attitude très hostile envers l'Iran depuis son arrivée au pouvoir, veut «intensifier la pression sur Téhéran pour qu'il change de comportement». Il reproche entre autres à ce pays son soutien au président syrien Bachar al-Assad, aux rebelles Houthis au Yémen ou encore au Hamas à Gaza et au Hezbollah libanais.

(L'essentiel/afp)