Justice au Japon

19 septembre 2019 09:28; Act: 19.09.2019 09:57 Print

Les trois ex-​​dirigeants de Tepco ont été acquittés

Un tribunal japonais a estimé jeudi que les trois dirigeants de l'opérateur de la centrale de Fukushima en 2011 ne pouvaient être reconnus coupable de la catastrophe.

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Tsunehisa Katsumata, Ichiro Takekuro et Sakae Muto étaient les seules personnes physiques jugées pour la catastrophe nucléaire. (photo: AFP/str)

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Trois ex-dirigeants de la compagnie Tepco ont été acquittés jeudi, par le tribunal de Tokyo qui a jugé qu'ils ne pouvaient être reconnus coupables des conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011. Ces trois anciens responsables de l'opérateur de la centrale nucléaire, dévastée par le tsunami du 11 mars 2011, sont les seules personnes physiques à être jugées dans le cadre de ce sinistre, le pire accident nucléaire après celui de Tchernobyl en URSS en 1986. Ils étaient accusés de négligence ayant entraîné la mort pour ne pas avoir tenu compte d'informations faisant état d'un risque de tsunami dépassant les capacités de résistance de la centrale.

Cinq ans de prison ferme étaient requis contre l'ancien président du conseil d'administration de Tokyo Electric Power (Tepco) au moment du drame, Tsunehisa Katsumata (79 ans), ainsi que deux anciens vice-PDG, Sakae Muto (69 ans) et Ichiro Takekuro (73 ans). Les poursuites engagées contre ces ex-dirigeants s'appuyaient sur le décès de 44 patients de l'hôpital de Futaba, à quelques kilomètres de la centrale, lors de leur évacuation d'urgence dans des conditions extrêmes, avec un bus qui a tourné en rond pendant plusieurs heures. Pour ces personnes âgées, l'épreuve s'est avérée fatale.

Les procureurs avaient refusé à deux reprises d'engager des poursuites contre les dirigeants de Tepco, arguant que les éléments du dossier étaient insuffisants. Mais un réexamen de l'affaire en 2015 par un panel de citoyens (une procédure peu utilisée au Japon) a tranché pour un procès au pénal. «Le système juridique du Japon a encore une fois échoué à défendre les droits de dizaines de milliers de citoyens touchés par le désastre nucléaire de Fukushima Daiichi en 2011», a immédiatement commenté dans un communiqué, l'organisation écologiste Greenpeace.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Jaccusa le 19.09.2019 10:43 Report dénoncer ce commentaire

    Scandaleux. Et internationalement il n'y a aucun recours ?

Les derniers commentaires

  • Jaccusa le 19.09.2019 10:43 Report dénoncer ce commentaire

    Scandaleux. Et internationalement il n'y a aucun recours ?

    • Lina85 le 19.09.2019 12:16 Report dénoncer ce commentaire

      Sans être une experte, je dirais que c'est compliqué, il faudrait pour ça, pouvoir prouver un quelconque préjudice pour un autre état, pour la planète ou pour l'humanité. Et allez prouver par ex. que les litres d'eau radioactive déversées dans la mer sont plus nocives que tout ce que les autres états y déversent, plastiques, métaux lourds et autres produits chimiques...

    • @Lina85 le 19.09.2019 14:21 Report dénoncer ce commentaire

      Prouver un quelconque préjudice??? Vous plaisantez ou c'est ironique j'espère : la centrale fut détruite et son démantèlement coute 60 milliards €, Tepco a avoué avoir minimisé le risque de tsunami pour éviter une fermeture (source AFP 2012), l'incident est classé niveau 7 et il n'existe pas de niveau 8..., pollution radioactive y compris de la mer, 1600 morts par évacuation, ....Bref on sait trop bien pourquoi ils furent acquitté. Même les russes, si par honte et égo voulait cacher au monde leur catastrophe, ont au moins rendu une justice en interne.