En Inde

07 février 2013 08:41; Act: 07.02.2013 10:32 Print

Mère porteuse, un ventre et deux mondes

Comme Macia, une Brésilienne du Luxembourg, les couples occidentaux sont nombreux à passer par l'Inde pour trouver une mère porteuse.

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Seita Thapa a accouché le 13 février 2012 à la clinique Surrogacy Centre India (SCI) de New Delhi. Ce jour-là, elle a détourné la tête pour ne pas voir à quoi ressemblait le bébé qu'elle mettait au monde pour le compte d'un couple gay australien, qu'elle n'a jamais voulu rencontrer. «On a des cours qui nous préparent mentalement au fait que ce n'est pas notre bébé. Alors pourquoi vouloir le voir? J'ai déjà mes propres enfants», expose doucement cette mère de deux «grands» de 16 et 18 ans, qu'elle n'a pas vus depuis 2011.

Un an après l'accouchement, après de rares photos envoyées par les parents, Seita, 31 ans, confie pourtant attendre les images de la première bougie de Lili, sa fille. «Je suis fière d'avoir donné naissance à un magnifique bébé, bien plus beau que mes propres enfants», lâche-t-elle, en tirant sur les manches de son ample pull rose avec un rire gêné, dans une petite pièce de la clinique. «J'ai voulu être mère porteuse parce que je voulais déposer de l'argent sur un compte pour mes enfants, pour assurer leur avenir. Je voulais aussi aider les parents qui ne peuvent pas avoir d'enfants», confie Seita. «Le bébé et les parents sont dans mes prières pour toujours. J'ai l'impression de faire partie de la famille», assure cette ancienne cuisinière, les yeux soudain brillants.

«Si c'est la seule solution»

Interrogée par l'AFP, la clinique a précisé que les mères porteuses recevaient 6 000 dollars et que la GPA (gestation pour autrui) coûtait 28 000 dollars aux clients. En 2012, 291 bébés sont nés dans cette clinique ouverte en 2008. Ils vivent aujourd'hui dans 15 pays différents, dont le Luxembourg, le Canada, l'Australie, le Japon, la Norvège ou le Brésil. À New Delhi, il existe des dizaines de cliniques similaires, mais nombre d'entre elles refusent d'ouvrir leurs portes aux médias et de les laisser rencontrer les mères porteuses. L'Inde, qui dispose d'une médecine de pointe et cherche à attirer un tourisme médical d'occidentaux fortunés, continue de lutter contre une misère endémique avec 40% de sa population vivant avec moins de 1,5 dollar par jour.

Marcia, une Brésilienne de 40 ans qui vit au Luxembourg et veut garder l'anonymat, est dans ce cas. Après avoir tout tenté depuis trois ans, elle vient d'arriver avec son mari à New Delhi pour signer un contrat avec la clinique. «Quand je regarde les photos des bébés dans la salle d'attente, j'ai envie de pleurer», dit-elle. «Je préfère ne pas rencontrer la mère porteuse qui sera choisie, d'autant qu'on n'est pas sûr que la grossesse sera un succès». Le couple va tenter dans un premier temps le transfert de son propre embryon avant de faire appel à un don d'ovule en cas d'échec. «Au début, c'est difficile de se faire à l'idée qu'une autre femme porte mon enfant, mais si c'est la seule solution...», sourit brièvement Marcia.

(L'essentiel Online/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • marie-ange le 07.02.2013 10:12 Report dénoncer ce commentaire

    Et l'adoption ? Surtout en Inde

  • zora le 07.02.2013 16:01 Report dénoncer ce commentaire

    je pense que si le chemin pour l adoption serai plus facile on serai pas la, car il y a beaucoup d'enfants seul dans le monde qui aurai besoin de prendre la main d une personne aimante. cest plus pour cette raison et pour une raison d ethique qu'encore je me pose des questions. sur ce sujet.

  • harald wagner le 07.02.2013 17:21 Report dénoncer ce commentaire

    C'est dur de se dire pour ou contre. Je me met à la place de personnes voulant des enfants et qui ne peuvent pas en avoir et ça doit être dur pour elles. Mais la marchandisation des bébés, des ventres, de la vie en somme me gêne un peu. Quoi penser ???

Les derniers commentaires

  • saniba le 05.10.2013 08:49 Report dénoncer ce commentaire

    le cout en inde pour les femmes porteuses. Combien sont-elles payées?

  • harald wagner le 07.02.2013 17:21 Report dénoncer ce commentaire

    C'est dur de se dire pour ou contre. Je me met à la place de personnes voulant des enfants et qui ne peuvent pas en avoir et ça doit être dur pour elles. Mais la marchandisation des bébés, des ventres, de la vie en somme me gêne un peu. Quoi penser ???

  • Pinto le 07.02.2013 16:37 Report dénoncer ce commentaire

    Ne faudrait il pas savoir de quoi il s'agit avant de poster un commentaire? Je suis pour, je suis contre .... informons nous d'abord svp!

  • zora le 07.02.2013 16:01 Report dénoncer ce commentaire

    je pense que si le chemin pour l adoption serai plus facile on serai pas la, car il y a beaucoup d'enfants seul dans le monde qui aurai besoin de prendre la main d une personne aimante. cest plus pour cette raison et pour une raison d ethique qu'encore je me pose des questions. sur ce sujet.

    • marie-ange le 07.02.2013 17:02 Report dénoncer ce commentaire

      Désolé les bébés sont fait sur commande, si vous pouvez payer 28.000 dollars.

  • franci le 07.02.2013 15:31 Report dénoncer ce commentaire

    Je ne sais pas par qui ou par quoi ce commerce de meres porteuses est protege' dans le monde entier mais une chose est sur c'est une ressource economique. Si on lit dans l'article que il y a des centaines de cliniques a' disposition pour ces accouchements, en Inde, alors il n'y a pas de quoi reflechir, des personnes tres riches du monde entier on investis des capitaux dans ces hopitaux pour gagner de l'argent est forcement il a parmi eux des gens influents du monde entier qui puissent cacher cet chose innaturelle.Je ne veux pas imaginer ces gosses les questions qui vont se poser une fois grand

    • Nicolas le 12.02.2013 16:43 Report dénoncer ce commentaire

      Franci, certains de ces enfants sont deja grands et meme en train de commenter sur ce blog, merci de ne pas préjuger de leur bien etre .... ils vont bien, notament grace a l´amour que leur a procuré leurs parents toute leur vie, merci ! Et concernant l´exploitation des meres porteuses, il suffirait de quelques loies aditionnelles et surtout legaliser ce proceder dans notre propre pays pour pouvoir le legiferer et eviter l´exploitation des meres porteuses dans des pays en developement...