Ukraine – Russie

08 avril 2021 16:30; Act: 08.04.2021 16:37 Print

Merkel veut moins de soldats russes près de l'Ukraine

Angela Merkel a demandé jeudi, à Vladimir Poutine, de revoir à la baisse la présence militaire russe dans la zone frontalière avec l’Ukraine.

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La chancelière allemande Angela Merkel prône la désescalade des tensions entre la Russie et l’Ukraine. (photo: AFP)

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La chancelière allemande Angela Merkel a demandé jeudi à la Russie de réduire sa présence militaire dans la région frontalière avec l’Ukraine, lors d’un entretien téléphonique avec le président Vladimir Poutine. Les deux dirigeants ont évoqué «le renforcement de la présence militaire russe dans l’est de l’Ukraine», selon un communiqué du gouvernement allemand, et «la chancelière a demandé que ces renforts de troupes soient réduits dans un objectif de désescalade».

Le Kremlin a affirmé de son côté dans un communiqué que M. Poutine et Mme Merkel «se sont inquiétés de l’escalade des tensions» dans le conflit dans l’est de l’Ukraine. Ukrainiens et Occidentaux accusent les séparatistes pro-russes et Moscou d’être responsables de la flambée des hostilités. Le président russe a insisté auprès de la chancelière sur la responsabilité de Kiev «dont les provocations visent ces derniers temps à aggraver volontairement la situation sur la ligne de contact».

Incidents armés meurtriers quasi quotidiens

Les deux dirigeants ont ainsi appelé «à la retenue et à l’activation du processus de négociations», ajoute Moscou, alors que les pourparlers de paix qui réunissent l’Ukraine et la Russie, avec une médiation franco-allemande sont dans l’impasse. Le dernier sommet a eu lieu en décembre 2019, aucune avancée concrète sur le plan politique n’a eu lieu depuis et aucune nouvelle réunion n’est prévue.

La conversation entre M. Poutine et Mme Merkel intervient alors que Kiev et ses alliés occidentaux accusent Moscou de masser des troupes à la frontière et les séparatistes pro-russes de provoquer des incidents armés meurtriers quasi quotidiens. Les deux dirigeants ont abordé d’autres sujets tels le sort de l’opposant russe emprisonné Alexeï Navalny, le conflit en Syrie ou encore la situation en Libye.

(L'essentiel/AFP)