Moyen-Orient

24 août 2020 07:45; Act: 24.08.2020 11:20 Print

Mike Pompeo démarre sa tournée en Israël

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo est arrivé lundi matin en Israël pour une tournée de cinq jours au Moyen-Orient.

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Le chef de la diplomatie américaine portait un masque sanitaire aux couleurs du drapeau américain à sa descente de l’avion. (photo: AFP)

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Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo entame une tournée au Moyen-Orient au cours de laquelle il doit évoquer la normalisation des relations entre l’État hébreu et des pays arabes. Cette tournée intervient une dizaine de jours après l’annonce de l’accord de normalisation entre Israël et les Émirats arabes unis.

M. Pompeo doit notamment s’entretenir avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de l’Iran et de «l’approfondissement» des relations entre Israël et le reste du Moyen-Orient, a indiqué son porte-parole à Washington. À la veille de cette rencontre, M. Netanyahu a déclaré que «son ami» et lui allaient parler de «l’expansion du cercle de la paix dans notre région».

Le chef de la diplomatie américaine doit aussi s’entretenir avec son homologue Gabi Ashkénazi et avec le ministre de la Défense Benny Gantz. Depuis l’accord annoncé entre les Émirats et Israël, les spéculations vont bon train sur les autres candidats possibles à une normalisation avec l’État hébreu: Bahreïn, Oman, le Soudan?

Après Israël, M. Pompeo doit se rendre à Khartoum pour discuter de la relation israélo-soudanaise et de la «transition» politique dans ce pays qui a tourné la page en 2019 de trois décennies sous l’autocratie d’Omar el-Béchir. Puis il doit aller à Bahreïn et aux Émirats arabes unis, selon son porte-parole.

«Il y a de nombreux pays offrant des possibilités (de paix). Je ne veux en nommer aucun en particulier mais nous espérons des développements très rapidement, dans les semaines ou mois à venir», a déclaré ce week-end Ron Demer, ambassadeur israélien à Washington, sur la chaîne Al-Arabiya.

«Changer la trajectoire»

À la faveur de la normalisation, Israël et les Émirats ont dit vouloir multiplier les échanges commerciaux, la vente de pétrole émirati à Israël et de technologie israélienne aux Émirats, en plus de doper le secteur du tourisme, avec des projets de vols directs entre Tel-Aviv et Dubaï et Abou Dhabi. M. Netanyahu a dit souhaiter que ces vols traversent l’espace aérien de l'Arabie saoudite mais Ryad a exclu tout accord avec Israël avant un règlement de paix israélo-palestinien.

Le plan Trump pour le Moyen-Orient annoncé en janvier prévoyait une coopération entre Israël et des pays arabes hostiles à l’Iran, ennemi juré de l’État hébreu, ainsi que l’annexion de pans de la Cisjordanie par Israël.

Les Émirats assurent que l’accord conclu avec l’État hébreu prévoit de «mettre fin à toute annexion supplémentaire» en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. M. Netanyahu a affirmé que l’annexion était simplement «reportée». La direction palestinienne a dénoncé un «coup de poignard dans le dos», accusant les Émirats de normaliser leurs liens avec l’État hébreu sans paix israélo-palestinienne préalable.

(L'essentiel/AFP)