Antibiorésistance

24 août 2017 14:18; Act: 24.08.2017 16:21 Print

Moins d'antibiotiques dans le poulet de «McDo»

McDonald's compte réduire le traitement aux antibiotiques des poulets qu'elle sert à travers le monde, après avoir déjà pris des mesures semblables aux États-Unis.

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L'utilisation d'antibiotiques diminue l'effet des médicaments sur les consommateurs quand ils ont besoin d'en prendre. (photo: AFP)

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«À partir de 2018, nous allons commencer à mettre en oeuvre une nouvelle politique sur l'usage d'antibiotiques chez les poulets d'élevage sur l'ensemble des marchés mondiaux», a annoncé le groupe dans un communiqué publié mardi. Depuis l'an dernier, McDonald's ne sert déjà plus de poulet élevé aux antibiotiques aux États-Unis dans ses restaurants américains.

Si le groupe annonce maintenant un plan à l'échelle mondiale, il est moins ambitieux qu'aux États-Unis puisqu'il ne concerne que les antibiotiques à l'importance jugée la plus cruciale par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la médecine humaine. McDonald's compte ne plus servir de poulets exposés à ces antibiotiques à partir du début 2018 au Brésil, au Canada, au Japon ainsi qu'en Corée du Sud, et à partir de fin 2019 en Europe, en Russie ainsi qu'en Australie.

Les antibiotiques font grossir la viande plus vite

À partir de début 2027, la mesure s'appliquera également en Chine. L'élevage intensif des volailles et l'augmentation du nombre de maladies a poussé les éleveurs à utiliser un nombre croissant d'antibiotiques pour éviter que des germes par contamination ne détruisent les élevages. Cet usage intensif a créé chez les volailles des germes qui présentent une antibiorésistance. En conséquence, ONG et organisations de santé estiment que l'utilisation d'antibiotiques, qui permet aussi à la viande de grossir plus vite, diminue l'effet des médicaments sur les consommateurs quand ils ont besoin d'en prendre.

Aux États-Unis, les nouvelles annonces de McDonald's ont notamment été saluées par l'association de consommateurs Consumers Union, qui a jugé qu'elles pourraient «changer totalement la donne». Symbole de la malbouffe, le groupe multiplie depuis plusieurs années les initiatives destinées à redorer son image. Il a par exemple diminué la quantité de matière grasse du lait qu'il offre dans les «Happy Meal», ses menus destinés aux enfants.

(L'essentiel/AFP)