États-Unis

20 juillet 2018 12:23; Act: 20.07.2018 13:17 Print

Moins de 400 familles de migrants réunies

À une semaine de l'ultimatum, 364 des 2 500 familles de migrants auxquelles des enfants ont été enlevés à leur arrivée aux États-Unis, ont été réunies.

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Les séparations des familles de migrants arrivant à la frontière américaine ont eu lieu entre le début du mois de mai et le 20 juin. La mesure prise dans le cadre de la «tolérance zéro», de Donald Trump, a provoqué un tollé. (photo: AFP)

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Le rapport d'étape remis dans le cadre de la procédure judiciaire entamée par l'American Civil Liberties Union (ACLU) contre les séparations parent-enfant à la frontière, ne dit pas combien de familles pourront être réunies au total. Mais à l'heure actuelle, seulement 364 familles ont pu être à nouveau ensemble.

Parmi les 2 500 couples jugés potentiellement aptes à récupérer leurs enfants, 848 ont été interrogés et autorisés à le faire, selon les avocats de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE). Deux cent vingt-neuf autres ont été jugés inaptes, notamment en raison d'antécédents judiciaires ou parce qu'ils ont «renoncé» à retrouver leurs enfants. Les autres attendent l'examen de leur situation.

Un tollé au sein de la société américaine

Le 26 juin, une juge de San Diego saisie par l'ACLU a donné un mois à l'administration pour réunir les familles séparées dans le cadre de la «tolérance zéro» prônée par Donald Trump, qui consiste à poursuivre systématiquement les adultes entrés clandestinement aux États-Unis. Les enfants de moins de cinq ans devaient, eux, être remis à leurs parents avant le 10 juillet.

Ces séparations ont eu lieu entre le début du mois de mai et le 20 juin, date à laquelle le président a signé un décret ordonnant la suspension de cette mesure. Celle-ci avait provoqué un tollé au sein de la société américaine et donné lieu à de nombreuses manifestations.

Les enfants ont été envoyés dans plusieurs centres de soins à travers les États-Unis et leurs parents placés dans des centres de rétention ou incarcérés dans des prisons fédérales.

(L'essentiel/afp)