Ebola

23 septembre 2019 09:18; Act: 23.09.2019 10:29 Print

MSF accuse l'OMS de limiter l'accès au vaccin

Le seul remède utilisé pour limiter l'expansion du virus mortel Ebola, dans l'est de la République démocratique du Congo, signé Merck, serait délibérément rationné, selon MSF.

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Un centre de traitement de MSF pour le virus Ebola en République démocratique du Congo.

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L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a accusé lundi l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de «rationner» le vaccin des laboratoires Merck. Il est le seul utilisé à ce jour pour lutter contre la propagation du virus Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC). Dénonçant «l'opacité» de l'OMS, MSF demande «la création d'un comité de coordination international indépendant», pour «améliorer la coordination de la vaccination», et «garantir la transparence sur la gestion des stocks et le partage des données».

Interrogée par l'AFP, l'OMS a démenti toute limitation de l'accès au vaccin. «Nous collaborons étroitement avec le gouvernement de la RDC pour atteindre le plus de communautés et d'individus possibles dans la zone de l'épidémie. Nous ne limitons pas l'accès au vaccin, mais mettons plutôt en place une stratégie recommandée par un comité d'experts indépendants, comme convenu avec le gouvernement de la RDC», a déclaré le Dr Mike Ryan, directeur des programmes d'urgence de l'OMS.

Plus de 2 100 morts

Déclarée le 1er août 2018, la 10e épidémie de fièvre hémorragique Ebola sur le sol congolais a tué plus de 2 100 personnes. En juillet dernier, l'OMS a élevé la menace Ebola au rang «d'urgence de santé publique de portée internationale». Au total, 225 000 personnes ont été vaccinées, «mais ce nombre reste largement insuffisant», selon MSF. «Jusqu'à 2000-2500 personnes pourraient être vaccinées chaque jour, contre un rythme actuel de 500 à 1 000», affirme MSF.

«Les efforts de MSF pour étendre l'accès à la vaccination en collaboration avec le ministère de la santé se sont heurtés au contrôle extrême imposé par l'OMS sur l'approvisionnement en vaccins». «Les raisons derrière ces restrictions restent obscures», poursuit l'ONG, pour qui l'actuel vaccin rVSV-ZEBOV «a démontré son innocuité et son efficacité».

(L'essentiel/afp)