Au Venezuela

30 août 2018 07:51; Act: 30.08.2018 13:19 Print

Nicolas Maduro appelle les migrants à rentrer

Le président vénézuélien a lancé un appel à ses compatriotes pour endiguer un exode qu'il impute à «une campagne de la droite» mais qui provoque une crise régionale.

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Des migrants vénézuéliens traversent la frontière entre l’Équateur et le Pérou, le 25 août 2018.

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«Arrêtez de laver les toilettes à l'étranger et rentrez»: le président vénézuélien Nicolas Maduro a lancé un appel à ses compatriotes pour endiguer un exode qu'il impute à «une campagne de la droite», mais qui vire à la crise régionale avec la mobilisation de l'armée brésilienne à sa frontière. «Je dis aux Vénézuéliens (...) qui souhaitent échapper à l'esclavage économique: arrêtez de laver les toilettes à l'étranger et rentrez vivre dans votre patrie!», a lancé mardi soir Nicolas Maduro, alors qu'il signait des accords pétroliers dans le but d'augmenter la production de brut d'un million de barils par jour.

Fuyant la pauvreté, l'hyperinflation, la faillite des services publics et les pénuries dans leur pays, des centaines de milliers de Vénézuéliens émigrent dans les pays voisins comme le Brésil, la Colombie, l’Équateur, le Pérou et le Chili, mettant cette région sous pression. Selon les Nations unies, sur les 2,3 millions de Vénézuéliens vivant à l'étranger pour une population totale de 30,6 millions de personnes, plus de 1,6 million sont partis depuis 2015. Quelque 90% d'entre eux se sont réfugiés dans les pays de la région. Le gouvernement socialiste assure que cet exode massif est dû à une «campagne de la droite» et que les migrants reviendront, puisqu'un plan de mesures économiques, entré en vigueur la semaine passée, sortira le pays de la débâcle.

«Des milliers de demandes»

Il en veut pour preuve la centaine de Vénézuéliens rentrés lundi du Pérou dans un avion affrété par le gouvernement. Et «nous sommes en train de recevoir des milliers de demandes» de migrants souhaitant être rapatriés, a assuré mercredi le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez. M. Rodriguez a accusé ceux qui parlent d'une «crise humanitaire» liée aux migrations de Vénézuéliens de diffuser des «fakes news». Dans les rues du Venezuela, les mesures économiques censées redresser le pays inquiètent plus qu'elles ne rassurent. «C'est un désastre, il n'y pas d'aliments de base. Les mesures, ce n'est que de la poudre aux yeux, elles vont renforcer les pénuries et le chômage», déclare à l'AFP Marielsi Ochoa, médecin de 34 ans, au milieu des présentoirs vides d'un supermarché.

Le gouvernement a ordonné lundi aux banques d'adopter comme «unité de compte» le petro, la cryptomonnaie vénézuélienne, parallèlement à une offre d'obligations garanties par de mini-lingots d'or dans le cadre d'«un plan de relance». Hors du Venezuela, les signes de tension se multiplient face à l'ampleur de cette crise. «Je décrète l'envoi des forces armées pour garantir la loi et l'ordre dans l’État de Roraima (...) du 29 août au 12 septembre», a annoncé mardi dans la soirée le président brésilien Michel Temer, «afin de garantir la sécurité des citoyens brésiliens mais aussi des immigrants vénézuéliens qui fuient leur pays». M. Temer a ajouté que la situation migratoire était «tragique» et «menaçait l'harmonie de quasiment tout le continent». «Ce n'est pas seulement le Brésil qui endure ses conséquences, mais le Pérou, l’Équateur, la Colombie et d'autres pays d'Amérique latine», a-t-il dit lors d'une allocution télévisée.

(L'essentiel/afp)

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