Au Venezuela

10 janvier 2019 17:34; Act: 11.01.2019 09:28 Print

Nicolas Maduro investi pour un second mandat

Le président du Venezuela, contesté par l'opposition et une partie de la communauté internationale, a prêté serment ce jeudi, pour un deuxième mandat de six ans.

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Le président Nicolas Maduro a prêté serment, jeudi, pour un deuxième mandat de six ans, à la tête du Venezuela, considéré comme illégitime par une partie de la communauté internationale, dans un pays rongé par une crise profonde et toujours plus isolé. «Je jure, au nom du peuple vénézuélien (...) je jure sur ma vie», a déclaré M. Maduro, qui a reçu l'écharpe présidentielle des mains du président du Tribunal suprême de justice (TSJ), affilié au régime, lors d'une cérémonie à Caracas. Le chef de l’État, 56 ans, n'a pas prêté serment devant le Parlement, seule institution aux mains de l'opposition.

Peu avant, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, a indiqué que les États-Unis ne reconnaîtraient pas «l'investiture illégitime de la dictature Maduro». «Nous continuerons d'augmenter la pression sur ce régime corrompu, de soutenir l'Assemblée nationale démocratique et d'appeler à la liberté et la démocratie au Venezuela», a tweeté John Bolton. L'Organisation des États américains (OEA)a pour sa part déclaré illégitime le gouvernement de Nicolas Maduro.

Désespérance et résignation

L'Union européenne (UE) et les pays du Groupe de Lima --qui rassemble depuis 2017 des pays d'Amérique latine et le Canada-- ont également annoncé qu'ils ne reconnaîtraient pas le deuxième mandat du président vénézuélien, réélu le 20 mai lors d'un scrutin boycotté par l'opposition. Ni l'UE, ni les pays du Groupe de Lima, à l'exception du Mexique, n'ont envoyé de représentants pour assister à la cérémonie, à laquelle participent les présidents de la Bolivie, de Cuba, du Salvador, du Nicaragua et des représentants de pays alliés comme la Chine, la Russie et la Turquie.

Héritier politique de l'ex-président Hugo Chávez (1999-2013), l'ancien chauffeur de bus et ancien syndicaliste gouverne d'une main de fer, appuyé par une Assemblée constituante composé de fidèles du régime et soutenu par les militaires, auxquels il a donné un énorme pouvoir économique. Dans les rues de Caracas, la désespérance et la résignation sont palpables, alors que de nombreux Vénézuéliens sont asphyxiés par la plus grave crise économique de l'histoire moderne du pays, pourtant doté des plus grandes réserves de pétrole au monde.

(L'essentiel/afp)