10 janvier 2015 15:54; Act: 10.01.2015 18:44 Print

«Nous allons vous traquer jusqu'au dernier»

Le réseau de hackers anonymes Anonymous publié une liste de comptes Twitter d’islamistes présumés. Une initiative qui pourrait compliquer le travail des enquêteurs.

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Des membres d’Anonymous avaient promis de réagir à l’attaque contre Charlie Hebdo, ils sont passés à l’offensive. Des utilisateurs de Twitter, se réclamant du réseau de hackers, ont publié vendredi une liste de comptes tenus selon eux par des jihadistes. Ils invitent les internautes à demander à Twitter le blocage de ces comptes, afin d’empêcher les extrémistes de nuire de nouveau.

«Il est clair que certaines personnes ne veulent pas, dans un monde libre, de ce droit inviolable et sacré d'exprimer sous quelque manière que ce soit ses opinions. Anonymous ne laissera jamais ce droit bafoué par l'obscurantisme et le mysticisme», avaient averti les hackers mercredi, le jour de l’attentat. «Attendez-vous à une réaction massive et frontale de notre part car le combat pour la défense de ces libertés est la base même de notre mouvement».

«Vous êtes prévenus, nous allons vous traquer en masse»

En outre, deux vidéos ont été adressées à Al-Qaida, dans lesquelles ils explicitent notamment les intentions suivantes: «Nous Anonymous de la planète, avons décidé de déclarer la guerre à vous les terroristes. Nous allons vous traquer jusqu'au dernier et vous détruire. Vous vous êtes permis de tuer des innocents. Nous comptons dès lors venger leur mort. Nous allons surveiller toutes vos activités sur le net, nous fermerons vos comptes... Vous êtes prévenus, nous allons vous traquer en masse. Partout, sur la planète, vous ne serez à l'abri nulle part.»

Mais l’initiative, aussi louable soit-elle, présente des dangers. «À partir du moment où on attaque les réseaux où ils (NDLR: les jihadistes) communiquent entre eux, on interfère dans le travail des enquêteurs», avait prévenu dès mercredi Olivier Laurelli, blogueur expert en sécurité informatique. Les enquêteurs utilisent notamment ces comptes pour intercepter des communications ou connaître la localisation de suspects.

(jg/L'essentiel)