COP25

04 décembre 2019 16:54; Act: 05.12.2019 15:04 Print

«Nous méritons un avenir», lancent les jeunes

Des jeunes du monde entier ont tenu à exprimer, mercredi, à Madrid, leurs inquiétudes quant à l'avenir de la planète.

Greta Thunberg a lancé le mouvement «Fridays for future». La Suédoise n'est pas encore arrivée à Madrid.

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«Nous méritons un avenir», «Nos dirigeants ne peuvent pas nous laisser tomber», «Nous devons continuer à nous battre». Des jeunes militants pour le climat du monde entier ont fait entendre leur voix et leur colère, mercredi, à la COP25. «Nous vivons la pire crise que l'Humanité ait jamais traversée, et nous, les jeunes, sommes les premières victimes de la crise climatique», a déclaré Jinhyun Park, étudiante sud-coréenne.

«Nous demandons à tout le monde de rejoindre notre lutte contre la crise climatique. Parce que nous méritons un avenir», a-t-elle ajouté, lors d'une conférence de presse, avec une demi-douzaine d'autres jeunes du mouvement «Fridays for future», lancé par la militante suédoise Greta Thunberg, qui n'est pas encore arrivée à Madrid pour cette conférence climat de l'ONU.

«Non démocratique, criminel et inhumain»

Importance des peuples autochtones

«Nos dirigeants ne peuvent pas nous laisser tomber. À moins que les États ne relèvent leurs ambitions en 2020, notre avenir sera un chaos climatique», a renchéri Joel Pena, de la communauté des Indiens mapuche au Chili, saluant «tous ceux qui se battent chaque jour pour avoir une vie digne». «C'est pour eux que nous continuons à nous battre, même si nous risquons nos vies».

Ta'Kayia Blaney, du peuple Tia A'min au Canada, a, elle, insisté sur l'importance des peuples autochtones dans la défense de l'environnement: «Nous, jeunesse indigène, nous nous dressons entre des mégaprojets industriels et la terre qu'ils veulent détruire». «Nos droits en tant que protecteurs de la nature doivent être respectés, il n'y a pas de justice climatique sans justice indigène», a insisté la militante, âgée de 18 ans.

«Placer les intérêts de quelques égoïstes au-dessus des intérêts de la survie de millions, de milliards de personnes, est non démocratique, criminel et inhumain», a déclaré de son côté Linus Dolder, jeune Suisse de 16 ans. «Vous pouvez être certains que nous n'arrêterons pas notre mobilisation tant que vous n'agirez pas comme de vrais leaders», a lancé l'étudiante française, Léa Ilardo, qui vit au Québec.

«Nous continuerons à faire grève»

Les quelque 200 signataires de l'Accord de Paris qui vise à limiter le réchauffement de la planète à 2°C, voire 1,5°C, sont réunis pour deux semaines à Madrid, mais la réunion risque de décevoir les attentes de ceux qui espèrent une ambition plus forte des dirigeants de la planète pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Le slogan de cette COP25 est «time for action». Mais «il est temps d'agir depuis bien trop longtemps», a commenté Toby Thorpe, jeune représentant australien de «Fridays for Future». «Nous continuerons à faire grève jusqu'à ce que les dirigeants du monde non seulement nous entendent, mais nous écoutent».

(L'essentiel/afp)